Depuis 12 ans, Dominique vit sans raccordement à l’électricité, elle s’éclaire donc à la bougie. Vivre sans électricité est difficile, d’autant plus en hiver. "De 4h de l’après-midi jusqu’au lendemain à 10h, je suis dans l’obscurité. Ce n’est pas très agréable, car on a quand même besoin d’un peu de lumière et de luminosité", explique-t-elle au micro de Sébastien Prophète, Thibaut Dockier et Anne Lutgen pour RTL-TVI.

 

Un groupe électrogène une heure par semaine

Elle dispose d’un groupe électrogène qui lui apporte un peu de courant, mais il lui coûte 5 euros de mazout par heure. Elle ne l’allume donc qu’une seule fois par semaine. "J’allume le groupe uniquement quand j’ai de la visite et pas trop longtemps", explique-t-elle. Si elle ne reçoit pas de visite, elle se permet tout de même de l’allumer une heure pour faire sa lessive et en profite alors pour faire toutes les tâches qui nécessitent l’électricité.

 

50 000 euros de frais de raccordement

Depuis un an et demi, Dominique vit seule et n’a plus les moyens de laisser tourner le groupe électrogène très longtemps. Elle voudrait être raccordée au réseau d’électricité, mais sa maison est isolée dans une zone « hors habitat », elle doit donc payer tous les frais de raccordement. Ces frais représentent plus de 50 000 euros. "C’est impossible", regrette-t-elle.

 

Est-ce à la collectivité de payer?

Les demandes de raccordement sont rares dans les zones isolées. En province de Luxembourg, une seule est en cours actuellement. Dans les zones « habitat », le raccordement ne coûte "que" 900 euros. "Un choix politique pourrait décider que cette distinction entre zone « habitat » et zone « hors habitat » n’existe plus. Mais il faut bien que quelqu’un prenne en charge les coûts. Ils pourraient être pris en charge par l’ensemble de la collectivité, mais encore une fois ça ferait grimper les tarifs de distributions de manière générale", explique Jean-Michel Brabant, porte-parole d’ORES, opérateur des réseaux gaz et électricité.