Au Tribunal du Travail de Namur et Dinant, les greffiers manifestent leur mécontentement quant à leurs conditions de travail.  Les dossiers à traiter, sont de plus en plus nombreux et il n'y a pas assez d'employés. La solution pour faire entendre leurs voix ? ne plus prononcer aucun jugement. Les dossiers s'amoncellent de jour en jour. La situation est difficile à gérer surtout quand il y a déjà trois ans de retard pour certaines affaires.

 

"Ce n'est plus trop gérable"

Cinq employés pour plus de 1000 dossiers, une situation compliquée. "Ce n'est plus trop gérable, surtout que nous sommes en manque de personnel. On fait ce qu'on peut, on pare aux absences pour maladies", explique Magali Zanot, collaboratrice au Tribunal du Travail de Namur, au micro de Samuel Ledoux. Heures supplémentaires et épuisement, c'est la situation à laquelle sont confrontés plusieurs employés, depuis un moment. En 5 ans, le nombre de dossiers a été multiplié par 15.

 

Même situation à Dinant

A Dinant, il n'y a plus aucun greffier pour le moment. Depuis un an, c'était une collaboratrice et un assistant qui occupaient la fonction mais ces deux postes viennent d'être supprimés. En cause ? Des raisons budgétaires. "J'ai été obligé de demander à mes collègues de Namur, moi comprise, de faire le déplacement juqu'à Dinant, pour assurer les audiences", confie Florence Staudt, greffier en chef au Tribunal du Travail de Namur et Dinant.

A cause du manque de personnel, aucun jugement ni plaidoirie ne seront rendus cette semaine.