Ce lundi matin, SudPresse publie la lettre que les sœurs clarisses ont envoyée aux parents d’une des victimes de Marc Dutroux. Dans cette lettre, elles expliquent aux parents d’Eefje Lambrechts les raisons pour lesquelles elles ont décidé d’accueillir Michèle Martin. Les sœurs clarisses, par la voix de Sœur Christine, la mère supérieure, ont décidé de sortir de leur silence pour répondre à la lettre que le papa d’Eefje Lambrechts leur avait fait parvenir. "Nous devinons combien votre douleur doit être ravivée en ces jours", écrivent-elles. Elles continuent en expliquant qu’elles désapprouvent "absolument" les faits commis par Michèle Martin et qu’elles souhaiteraient que les parents fassent "la différence entre notre accueil de Michelle Martin et une quelconque approbation des faits horribles".

 

"Un manquement grave à notre mission"

Dans ce courrier, les sœurs expliquent également que refuser d’accueillir l’ex-épouse de Marc Dutroux serait un manquement grave "à notre mission". Mais elles tiennent à faire la part des choses: "Nous ne prenons pas parti pour elle, ce n’est pas notre rôle, nous faisons confiance aux instances judiciaires qui ont été chargées d’enquêter et de décider, et qui se sont prononcées. Nous ne pouvons pas juger à leur place qui serions-nous pour le faire ", peut-on encore lire dans SudPresse.

 

Un simple dérapage?

Une phrase pourrait, cependant, interpeller le lecteur et susciter de vives réactions. "Que serait un monde qui boucherait absolument l’avenir de ceux et celles qui ont dérapé dans la vie?". Résumer les actes de Michèle Martin à un dérapage pourrait, en effet, choquer et blesser les gens et plus encore, les parents des victimes.

 

Courage et estime

Sœur Christine conclut sa lettre en soulignant le courage dont font preuve les parents des victimes et en témoignant de l’estime qu’elle a pour eux "pour continuer à vivre au-delà du drame qui vous a été imposé".