En juillet, le pavillon rouge signifiant l'interdiction de se baigner a flotté durant 12 jours. Trop pour fidéliser les amateurs de baignade qui désertent le site. Ce mercredi, Christophe Clément et Alain Hougardy y ont trouvé deux sauveteurs bien résignés. Pour Olivier Landauer, ce n'est pas un été intéressant "parce qu'on n'a pas trop de travail et le temps passe moins vite". Ils doivent donc s'occuper différemment, comme le détaille Maëlle Massin: "On bouquine un petit peu, on discute, on essaie de chipoter, on trouve des petites activités entre nous parce que comme vous le voyez il n'y a pas énormément de monde aujourd'hui". Anne De Gand, l'échevine du Tourisme (Ecolo) de la Ville de Namur, explique ce problème par la météo: "La qualité de l'eau de la Meuse est directement liée aux conditions météorologiques et quand elle sont mauvaises, quand il y a de fortes intempéries, immanquablement la qualité de l'eau s'en ressent."

 

Vers une fermeture?

Le manque à gagner est pris au sérieux par les politiques qui ne veulent plus jeter de l'argent par les fenêtres avec ce complexe: "La ville avait fait une demande à la Région wallonne pour être reconnue comme zone de baignade et l'avis des différentes instances consultées montre que tant que l'épuration des eaux n'est pas complète, c'est un endroit qui ne sera pas reconnu comme zone de baignade. Donc je pense qu'il faut arrêter de faire croire aux gens ce qui n'est pas et d'arrêter l'expérience", expliquait Frédéric Laloux, le chef de groupe PS au conseil communal de Namur, à notre équipe. Dès la fin de la saison d'été, l'avenir de la plage d'Amée se jouera au Conseil communal.