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Vos messages de Noël: "Comment peut-on être aussi égoïste, à se plaindre tous les jours de notre sort?"

Vos messages de Noël:
 

Suite des messages de Noël que vous nous avez fait parvenir via notre bouton orange Alertez-nous. Des messages empreints de justesse, de sincérité et d'amour. Julie, 22 ans, nous raconte une histoire, celle d'une rencontre entre deux jeunes femmes à la sortie d'un métro: elle et puis une autre qui tient un gobelet et fait la manche. La misère de la jeune mendiante, visiblement affamée, a scandalisé Julie qui s'interroge sur son propre comportement, parfois plaintif comme tout le monde, et sur la société qu'elle invite à réagir pour ne pas tolérer de telle situation. "Nous devons bouger!", écrit-elle.


Le message de Julie: "Battons-nous pour que les personnes à la rue connaissent aussi les plaisirs de Noël!"

Ce matin, en me levant pour aller travailler, je me plaignais car j'étais fatiguée.

Je me plaignais car il faisait froid, car j'avais faim.

Je me plaignais mais j'avais une couverture pour me réchauffer, des vêtements, un toit, du chauffage.
J'étais fatiguée mais je venais de dormir pendant 8 heures d'affilée dans un petit lit douillet.
J'avais faim mais il suffisait de me réveiller et me diriger vers la cuisine pour prendre du pain avec du chocolat et un bon verre de jus d'orange. Quel confort.

Je suis partie de la maison pour prendre les transports en commun.

En prenant le métro, j'ai pu apercevoir une femme. Elle devait avoir plus ou moins 25 à 30 ans et elle était totalement perdue. Un gobelet à la main, elle faisait la manche mais pas à tout le monde.

Elle ne cherchait pas principalement de l'argent. J'ai pu remarquer cela car elle m'a regardé au loin parce que j'avais un sachet de boulangerie avec une couque dedans.

Je l'observais et me demandais si elle allait venir vers moi pour de l'argent ou pour mon sachet. C'est à ce moment-là que je suis sortie du métro et j'ai rejoint l'arrêt de bus.

Je ne la voyais plus et d'un coup je vois une tête me regarder derrière la cabine d'arrêt de bus et elle m'a tendu son gobelet.

Je me suis dis: "Elle veut de l'argent". Au moment où je cherche de la monnaie, elle me dit non et d'un signe de la main elle pointe mon sachet avec ma couque dedans. Je le lui ai tout de suite donné. Cette femme a mangé cette couque à une vitesse, elle était affamée et avait l'air tellement perdue.

C'est pour ça que je me demande comment peut-on être aussi égoïste, à se plaindre tous les jours sur notre sort alors que tellement de personnes vivent sans rien et même ces personnes ne se plaignent pas autant que nous citoyens qui avons tout !
Elle n'avais même pas un centime pour s'acheter de quoi à boire, même pas de veste pour cet hiver, elle avait rien.
J'ai donc appelé le SAMU social car je voulais bouger pour elle.

On ne peut pas laisser le monde couler comme ça.

Cela me scandalise de voir que le monde paie des gens pour gouverner le pays mais qui ne bouge même pas le petit doigt pour aider les pauvres dans ma rue! Nous devons bouger! Réveillons-nous! Battons-nous pour que les personnes à la rue connaissent aussi les plaisirs de Noël!

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