Monsieur Hasnaoui habite le long de la nationale 552, dans la ville de Dour. Un immense arbre borde la route devant chez lui, ce qui provoque un problème devenu quotidien. "Il a un feuillage énorme et il est la cause de plusieurs ennuis qui, à la longue nous rendent la vie impossible". En automne, ce Dourois évacue chaque semaine l’équivalent de trois sacs poubelle de feuilles qui jonchent son entrée. "Ma gouttière se bouche deux à trois fois par an et les racines soulèvent le macadam qui est autour de l’arbre", assure-t-il.

 

Des branches qui tombent, des mouches qui s’agglutinent

Par grand vent, ce sont des branches qui tombent : "La dernière en date faisait 1,20 m et pesait 3 kg. Elle est tombée sur notre voiture garée devant la maison". De plus, comme l’explique M. Hasnaoui l’arbre sue en été: "Il perd une sorte de résine qui vient se coller sur la voiture, le sol et les fenêtres de la maison. Nous sommes obligés, quasi quotidiennement, de laver notre voiture tellement elle est collante. De plus, les mouches et les guêpes s'agglutinent autour", précise-t-il.

 

Un danger pour tous

Le feuillage de l’arbre est tel que plusieurs cyclistes ou piétons ont failli se faire renverser par certains conducteurs qui ne voyaient rien à cet endroit, poursuit M. Hasnaoui. "Mes voisins sont tout autant incommodés par l'arbre que moi", dit-il.

 

Des démarches vaines

M. Hasnaoui se bat depuis… huit ans pour que les choses bougent. Aujourd’hui, il ne sait plus vers qui se tourner : "J'ai contacté à plusieurs reprises le MET, qui envoie une personne afin de faire un élagage minimum (l'embase et l'une ou l'autre branche) ce qui ne change pas grand chose aux divers problèmes que nous rencontrons si ce n'est que la sécurité des cyclistes et piétons en est améliorée". M. Hasnaoui a également contacté le service médiation de la Région wallonne qui a explique-t-il, archivé le dossier au bout de deux mois.

 

Mon 'voisin' le MET ne doit-il rien faire ?

Plus agaçant encore, "Il est arrivé une année qu'une campagne d'élagage importante sur la N552 soit effectuée, mais après avoir fait une cinquantaine d'arbres, la société qui sous-traitait le travail, s'est arrêtée a 500 mètres de chez moi parce que le budget attribué était atteint".

M. Hasnaoui part du principe que si l’arbre avait été planté sur le terrain d’un voisin, celui-ci aurait été tenu de couper les branches. Il s’interroge : "mon 'voisin' le MET ne doit-il rien faire ?".