De nombreux étudiants attendent chaque jour à Boitsfort pour prendre leur train. Mercredi, il ne s'est pas arrêté, constituant un danger pour eux. De plus, il n'y aurait pas d'annonces à l'arrêt pour les avertir de l'arrivée d'un train. Cependant, les responsables du chantier du RER à Boitsfort affirment le contraire. "Je travaille à Boitsfort. Régulièrement le train de 12h49(3911) est surchargé, plus de place assise. Aujourd'hui, c'était le comble (ce n'est d'ailleurs pas la première fois) il n'y avait que 2 voitures. Impossible de monter dans le train. Ce train est arrivé avec une demi-heure de retard, sans aucune annonce. L'accompagnateur a fait fermer les portes, alors qu'il y avait plein de jeunes qui tentaient de monter dans le train. Il nous a dit qu'il y avait des trains qui suivaient. En effet, le train de 13h12(6562) est arrivé peu de temps après,(en retard) mais quelle ne fut pas notre surprise, ce train ne s'est pas arrêté (avec beaucoup de danger car les jeunes étaient vraiment à bord de quai,encore une fois sans aucune annonce. De plus, je vois quotidiennement des gens et surtout les jeunes traverser les voies et ce train est passé à vide. Les parents croient leurs enfants en sécurité, et de plus sur le site de rail time il n'est pas indiqué que le train est complet et donc que les enfants sont toujours sur le quai. Je suis donc restée sur ce quai pendant plus d'une heure dans ce froid sans gare nous permettant de nous abriter".

 

Le train est passé sans s'arrêter

Hier, le train de 13h12 ne s'est en effet pas arrêté à Boitsfort. "C'est lié à l'actualité, les accompagnateurs de train de Bruxelles-midi ont fait une grève spontanée", a expliqué Claire Gilissen, porte-parole de la SNCB. "Si il n'y a pas d'accompagnateurs, le train ne peut pas prendre de passagers". La sécurité des voyageurs dépend de la présence de ces accompagnateurs. Le train de 13h12 est parti à vide jusqu'à Ottignies et là, il a pris un accompagnateur, non-gréviste.

Selon Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel, une mesure de sécurité supplémentaire est de "réhausser la hauteur des quais" pour que celle-ci fasse 1m de hauteur, empêchant ainsi les traversées illicites. Beaucoup de campagnes sont faites contre les risques entrepris par certains navetteurs.

 

Une situation exceptionelle

Le mercredi , le train de 12h49 est habituellement composé de 4 voitures, disposant de 360 places assises. "Hier, nous avons dû faire face à une avarie de matériel dans la région. Les répartiteurs ont dû se débrouiller avec les automotrices disponibles", a ajouté Claire Gilissen. C'est pourquoi le train a circulé avec deux voitures en moins. La SNCB est désolée de cette situation et explique qu'elle a du faire face à une pénurie de matériel.