Un internaute nous a contactés pour dénoncer la situation difficile dans laquelle sa famille est plongée. Comme beaucoup d'autres, il est père d'un enfant "sans école". Son fils, Nicolas, a brillamment réussi son CEB mais à l'heure d'aujourd'hui, il ne sait pas de quoi son avenir scolaire sera fait. Pour ce papa cette situation causée par le décret inscription est particulièrement injuste. "On ne va pas lui montrer qu'on est sur les dents. On lui dit qu'on va faire le nécessaire. Il a confiance en nous mais, parfois, nous sommes découragés", nous a-t-il confié.
Comment Nicolas en est-il arrivé là?
Cela fait deux ans que Nicolas est élève au Collège du Sacré-Cœur de Jette, école que fréquente également son petit frère et qui se situe dans la commune où travaille sa maman. Ses parents et lui ont vécu pendant des années à Molenbeek avant de déménager pour Vilvoorde il y a quelques mois. Lors de son inscription en 5ème primaire au Sacré-Cœur, la direction a assuré à ses parents qu'il ferait partie des élèves prioritaires pour les études secondaires au sein de l'établissement. Mais un détail dans le décret inscription prévoit que si l'enfant n'est pas dans l'école depuis 2007, il n'est plus prioritaire. Et le déménagement en dehors de Bruxelles n'arrange pas les choses. Du coup, Nicolas n'a de place dans aucune des écoles de son choix.
Une situation cruelle pour les enfants
Une situation que son papa juge cruelle: "Pour l'instant, sa meilleure chance est d'être 32e sur liste d'attente dans l'une des écoles que nous avons choisie. C'est une situation difficile. Au Sacré-Cœur, tous les élèves de 6e primaire sont très soudés. Pourtant, trois enfants qui ont brillamment réussi leur CEB doivent désormais quitter leurs amis. Pour les enfants, c'est vécu comme de la discrimination. C'est vraiment les pointer du doigt", nous a-t-il confié.
Un problème de niveau
Pour le papa de Nicolas, choisir un établissement pour son fils n'est pas un problème de mixité sociale ou culturelle. C'est un problème de niveau. Il ne souhaite pas spécialement que son fils aille dans des écoles des "beaux quartiers", il voudrait simplement que Nicolas bénéficie d'un enseignement qui corresponde à ses aptitudes. "Ce n'est pas un problème de mixité. Nous avons vécu des années à Molenbeek et nous n'avons aucun problème avec cela. C'est juste une question de niveau", a-t-il expliqué.
"Les gens disent parfois que c'est de l'élitisme. Ce n'est pas de l'élitisme. Nicolas voudrait, par la suite, intégrer l'école militaire et il a besoin d'un enseignement suffisamment poussé pour réaliser son objectif", a-t-il encore ajouté.
Les "moins bons élèves" aussi pénalisés
L'argumentation du papa de Nicolas ne s'arrête pas là. Il estime que les enfants présentant moins d'aptitudes sont tout autant pénalisés par le décret inscription. "Des écoles doivent accepter des élèves dont le niveau n'est pas suffisamment élevé. De ce fait, ces élèves se cassent souvent la figure en 2ème secondaire. Un directeur d'école m'a confié qu'il y a de plus en plus d'échecs. Selon lui, on serait passé de 5% à 25 % dans son établissement depuis la mise en place du décret", a-t-il argumenté.
Un espoir: l'éclatement de la bulle des préinscriptions
Pourtant, ce père espère toujours que son fils obtienne une place dans l'une des écoles de son choix. A la fin du mois d'août, les parents qui ont obtenu des places dans plusieurs écoles de leur liste devront se décider pour l'une d'entre elles. Peut-être y aura-t-il alors l'éclatement d'une bulle de préinscriptions? Peut-être, Nicolas obtiendra-t-il une place auprès de ses amis?
Si ce n'est pas le cas, ses parents et lui envisagent de se tourner vers une école néerlandophone. Mais Nicolas, partant pour le projet, a averti ses parents: ils ne devront pas lui en vouloir s'il rate un an. Le temps d'apprendre le néerlandais.













Christine, mère au chômage: "Comment s'en sortir à deux avec 1.050 € par mois?"
De Wever radie les jeunes Anversois partis se battre en Syrie: plus aucun droit social
Interdiction de semences non testées: les jardins privés ne seront pas concernés assure la Commission européenne
Photovoltaïque: il faudra payer une redevance
Ticket plus cher pour ne pas faire la file à Walibi: "Les pauvres, ils peuvent prendre le temps"
Coup de pied aux Femen: "Est-il permis de frapper des femmes dénudées? Non!"
Michel flashé à 38 km/h: "Suis-je un assassin de la route?"
José Happart inculpé de corruption: il rappelle la présomption d'innocence
Un mineur belge de retour de Syrie: Reynders dévoile un "dossier confidentiel" de Milquet
Les cinémas trop peu remplis: pourquoi les Belges fuient-ils les salles?