Mercredi dernier, Quentin s’est adressé à notre rédaction pour nous faire part d’un problème qui l’empêche de travailler correctement et qui aurait pu devenir dangereux. Depuis le mardi 31 juillet, un entrepreneur qui effectuait des travaux pour placer une conduite de refoulement, bloquait l’accès d’une rue d’Anderlues, au bout de laquelle se situe son lieu de travail. Il est en effet cavalier professionnel et loue des écuries au bout de la rue.
Dangereux pour ses chevaux
Nous avons donc pris contact avec Quentin pour en savoir plus. Il nous a expliqué qu’il avait participé à une réunion au mois de février avec l’entrepreneur et la personne référente pour l’intercommunale IDEA qui a commandé les travaux. Lors de cette réunion, il leur avait clairement expliqué qu’un accès à la rue devait être laissé libre pour lui permettre de se rendre sur son lieu de travail, mais surtout pour des raisons sécuritaires. Cette rue est sans issue, l’entrée bloquée par les travaux est la seule entrée possible, une ambulance ou les pompiers ne pourraient donc pas passer. "Je stocke quand même plusieurs tonnes de paille et de foins. Et si un cheval est pris de mauvaises coliques, je dois partir très vite avec le camion dans une clinique vétérinaire afin de le sauver, je ne peux pas prendre plus de deux heures", nous a expliqué Quentin. Il avait donc été convenu qu’un accès serait laissé libre. Un arrêté du bourgmestre concernant les travaux (voir ci-dessous) a par ailleurs été rendu le 25 janvier dernier et il n’est nulle part question d’autoriser la fermeture de la rue.
Il appelle la police à plusieurs reprises
Quelle surprise donc pour Quentin de trouver sa rue totalement bloquée mardi matin. Lundi, il avait effectivement reçu un avis (voir ci-dessous) de la part du gestionnaire de chantier, lui annonçant le début des travaux le lendemain, mais rien ne disait que la circulation serait totalement coupée. Il a donc appelé le bourgmestre et la police, l’agent de quartier est alors venu constater le problème, mais rien n’a changé. Mercredi, Quentin avait constaté qu’un "semi-accès" avait été libéré. Mais l’endroit de passage n’était pas encore assez grand pour que son camion puisse circuler. L’agent de quartier était repassé et avait promis de faire bouger les choses.
Près d'une semaine de désagréments
Nous avons ensuite pris contact avec la société responsable du chantier et celle-ci nous a indiqué qu’elle était au courant, mais qu’il était nécessaire de bloquer cette rue pour des raisons de sécurité. Quentin a donc dû prendre son mal en patience. Ce n’est effectivement que ce lundi matin que le chemin a été dégagé. En près d’une semaine, il a dû annuler sa participation à un concours qui avait lieu vendredi et est arrivé en retard aux sélections du championnat de Belgique pour jeunes chevaux.
Dans quelques jours, c’est un autre carrefour qui devrait être fermé à la circulation, Quentin en redoute déjà les conséquences.










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