Suite à des travaux de canalisation dans la rue du Moulin à Anderlues, Quentin, cavalier professionnel, a vu ses activités se compliquer fortement. En effet, l’homme est dans l’incapacité de se déplacer avec le camion dans lequel il transporte ses chevaux. Pourtant, des disponibilités avaient été prises afin d’éviter ce problème: "Nous avions eu une réunion avec l’entrepreneur en mars, afin de prendre certaines mesures pour que l’accès reste possible", a expliqué Quentin. À la suite de cette réunion, l’entrepreneur et la commune avaient assuré au cavalier professionnel que ce dernier serait alerté des tranches horaires durant lesquelles les travaux auraient lieu.

 

Le passage devenu impossible

Depuis quinze jours, le passage était déjà bien plus compliqué pour le camion de Quentin, mais possible, en prévenant par exemple les ouvriers de son passage une heure à l’avance.

Hier, l’homme a reçu un courrier de l’entrepreneur lui annonçant que pour la suite des travaux, l’accès serait complètement bloqué entre 6h30 et 17h les jours ouvrables. Une réalité qui pose bien des problèmes à Quentin, puisque même durant les heures où la rue est supposée être accessible, son camion ne passe pas: "Je fais de la valorisation de jeunes chevaux. Il y a quinze jours, je suis déjà arrivé en retard au championnat de Belgique, et je n’ai pas été sélectionné". Par ces travaux, c’est donc avant tout le fond de commerce de ce cavalier qui est en péril: "Je perds des clients, en attendant."

 

Professionnellement... "ce n'est pas le plus grave"

"Moi, j’ai professionnellement un souci, mais ce n’est pas le plus grave", explique Quentin concernant sa maison, devenue inaccessible pour tout véhicule imposant, "aucun camion de pompier ne peut passer. Ce qui implique que si un incendie se déclare dans la rue, ils restent bloqués à l'entrée de celle-ci. J'habite à plus ou moins 500m de cette entrée et je viens d’entreposer dans mon hangar plusieurs tonnes de paille et de foin".

Malgré ses requêtes à la police et à l’échevinat, la situation semble bloquée. "La police ne se déplace même plus, et l’échevin me dit que je lui casse les pieds", a déploré Quentin, qui a déjà mis l’affaire dans les mains d’un avocat.