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"Un handicapé interdit de prendre le bus avec sa voiturette": les personnes à mobilité réduite ont-elles accès facilement au réseau TEC ?

''Un handicapé interdit de prendre le bus avec sa voiturette'': les personnes à mobilité réduite ont-elles accès facilement au réseau TEC ?
 

"Un handicapé a été interpellé par un contrôleur de bus sur ma terrasse pour lui signaler qu’il ne pourra plus prendre le bus avec sa voiturette d’handicapé. Chapeau la Wallonie", lance le gérant d’un café via notre bouton orange Alertez-nous.

Sur la vidéo accompagnant son message, on voit un homme parler à un monsieur assis sur une chaise roulante électrique. "Il y a du danger pour les autres usagers. En cas de freinage, votre voiturette peut devenir un projectile", lui explique-t-il.


"Ce n’est pas interdit mais..."

Nous avons contacté le groupe TEC pour éclaircir cette situation et obtenir des précisions quant à l’accessibilité du réseau wallon aux personnes à mobilité réduite (PMR).

"Ce n’est pas interdit mais il faut qu’un bus équipé soit disponible sur le parcours du client et que l’arrêt soit aménagé", souligne Stéphane Thiery, directeur du marketing et de la mobilité des TEC. "Il faut pouvoir effectuer un déplacement confortable en tout sécurité aussi bien pour la personne à mobilité réduite que pour le chauffeur et les autres usagers", ajoute-t-il.

Concrètement, le bus doit posséder une rampe au niveau de la porte du milieu pour que les PMR puissent monter à bord facilement. A l’intérieur, une plateforme spacieuse en face de cette porte médiane doit permettre d’accueillir la personne voiturée. A bord du véhicule, une place spécifique leur est réservée prioritairement. Et une ceinture permet d’éviter que la chaise roulante ne roule. L’aire de l’arrêt doit également être aménagée avec un quai large.


"Cela ne se fait pas du jour au lendemain"

Ces différents aménagements sont en cours depuis plusieurs années sur les lignes régulières du réseau wallon. "Au-delà de l’aménagement des arrêts et des bus, on forme aussi nos conducteurs pour qu’ils puissent prendre en charge les PMR et nous développons également notre communication", assure Stéphane Thiery. "C’est une politique ambitieuse et progressive. On essaye d’améliorer nos infrastructures. Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain".

Actuellement, la Wallonie compte quelque 37.000 arrêts de bus. Ils sont classés en trois catégories. Les arrêts conformes aux PMR (8,9%), les arrêts praticables qui sont donc un peu moins équipés (39,7%) et les arrêts impraticables (51,4%). Les TEC doivent donc encore investir pour aménager ces aires inadaptées.

Concernant les bus du parc des TEC, la majorité d’entre eux sont déjà équipés d’une rampe d’accessibilité (manuelle ou automatique). Mais il faudra du temps pour que tous les véhicules, dont la durée d’utilisation est de 15 ans, puissent être adaptés aux besoins des PMR.

"C’est un chantier colossal. Nous avons déjà effectué une grosse partie du chemin, mais il faut continuer pas à pas", souligne Stéphane Thiery.


Un service spécial

Le directeur du marketing et de la mobilité rappelle également que les PMR peuvent se renseigner facilement pour identifier les véhicules équipés et les arrêts aménagés via le site infotec.be.

"Et si un voyageur ne trouve pas un bus adapté sur son chemin, il peut faire appel à notre service sur mesure", indique Stéphane Thiery. Le groupe TEC collabore en effet avec des associations pour mettre à disposition un service spécial de transport. "Il permet d’accueillir tous les types de chaises roulantes. Les chauffeurs sont tous formés. Ils viennent vous chercher à votre domicile et peuvent vous y déposer ensuite", indique le directeur. Une façon de pallier à l’inaccessibilité de certains véhicules sur les 777 lignes du réseau TEC.

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