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LA LISTE d'une femme d'ouvrage à Liège: voici les principaux manques d'attention qu'elle subit

LA LISTE d'une femme d'ouvrage à Liège: voici les principaux manques d'attention qu'elle subit
 

Elle souhaite garder l'anonymat mais même s'il ne nous est dès lors pas possible de vérifier son témoignage, il ne fait guère de doute que sa description de situations subies dans la pratique de son métier n'est pas inventée. Le travail d'une femme d'ouvrage est parfois rendu désagréable et plus compliqué par le laisser-aller et le manque de propreté de certains clients. C'est ce qu'a voulu exprimer, via notre bouton orange Alertez-nous, une dame de 40 ans active en région liégeoise. Elle évalue à 1 sur 4 la proportion de ses clients concernés par la liste qu'elle a établie et que vous découvrirez plus bas. On en retiendra que le client d'une femme de ménage peut améliorer les conditions et le respect de son travail par de petites attentions. 

Cette femme d'ouvrage travaille 28 heures par semaine pour "pas grand-chose" en regard "des crasses que l'on me demande de nettoyer". Mais, ajoute-t-elle, "je n'ai pas le choix, il faut bien gagner sa vie". Celle qui en général "n'ose rien dire car sinon le client se débarrasse de nous en disant qu'on n'est pas motivée" a décidé de prendre la parole. Et pense qu'elle pourrait en inciter d'autres à faire de même: "Vous devriez laisser la possibilité au personnes qui liront votre article de s'exprimer. Il se pourrait que des langues se délient", prédit-elle.


LA LISTE DE LA FEMME D'OUVRAGE: "Voici toutes des situations auxquelles sont confrontées régulièrement voire chaque jour les femmes de ménage en titres services"

- Produit à 1€ qui ne fonctionne pas. Mais après, on dit que c'est vous qui ne nettoyez pas bien.

- On vous fait faire des tapis à la main alors qu'il existe des sociétés de type nettoyage à sec qui ont le matériel pour le nettoyer pour 20€. Mais on préfère que ce soit la femme de ménage en titres services car c'est moins cher. Et tant pis pour son dos.

- On vous demande de ramasser les jouets laissés par les enfants et qui traînent à la pelle sur le sol.

- On ne prend pas la peine de nettoyer la cuvette de WC après y avoir déféqué. Mais non voyons, la femme de ménage est là pour ça.

- On se brosse les dents et on crache le tout dans l'évier mais on ne rince pas et là encore une fois on estime que c'est à la femme de ménage à le faire et cela c'est pareil pour les crépines de douche.

- On fait venir une femme de ménage mais il n'y a pas de produit pour nettoyer et quand vous demandez si au moins il y a du détartrant, c'est un anti dégraissant que l'on vous tend...


Suite au témoignage de la femme d'ouvrage. Plusieurs personnes nous ont raconté leur quotidien:

"C'était le pompon"

 "Je suis aide-ménagère titres services:" aide" oui Mais pas pour tout faire. "Ménages" oui mais pas les saletés. Je suis en arrêt car j'ai des soucis de dos et je suis en dépression, pourtant j'ai donné. J'ai travaillé chez plusieurs personnes dont certaines bienveillantes, mais d'autres en revanche...Dans une famille, je devais quasiment faire toute la maison. Un jour, j'ai commencé à trouver des langes et des bandes hygiéniques. Je l'ai signalé à mon entreprise mais ça a continué. Puis un jour on m'a dit: "Tu ne vas plus chaque semaine mais une semaine sur deux, donc 10h en moins par mois", se souvient-elle.

"Le pompon c'est une femme qui vivait à plus de 20 km. Elle m'a fait nettoyer sa cave déjà très propre au pinceau à dépoussiérer. Elle me parlait bizarrement. Je n'y suis plus allée, autant réduire mon contrat et perdre mes 4h semaine. J'arrivais à 1100 euros par mois, toute seule avec deux enfants c'est un peu le stress. Du coup, j'ai fini par sombrer. Je ne veux plus faire cela. Je cherche une formation et j'espère trouver un emploi "normal" dans l'avenir", conclut-elle.


"C'est de l'esclavage moderne"

"Ça fait 4 ans que je travaille dans les titres-services. C'est très dur. Pourtant j'ai un diplôme de secondaire mais je n'avais pas le choix après des longues années de recherches et de chômage. On nous demande de nettoyer des caves pourries de moisies et inondées, des toilettes à vomir, on doit frotter des murs sales au lieu de passer un coup de peinture, on doit récurer des douches sales et évacuer les siphons remplis de cheveux. On doit ramasser des sous-vêtements sales. Parfois on est maltraité verbalement. Si on fait des remarques, on est remplacé. Personnellement, je ne vois pas de droit de travail dans notre secteur. C'est de l'esclavage moderne. Malheureusement c'est la vérité. Moralement on est mal. Il faut encore beaucoup pour que se travail soit bien respecté", écrit Mess, une Bruxelloise.


"Le vomi du chat qui a séché au sol"

"Il y a toute sorte d'objets au sol, comme des culottes, slips, strings laissés à l'endroit où l'on s'est déshabillé et comme ils sont tombés. A cela s'ajoute le manque de matériel comme l'aspirateur qui ne fonctionne pas, rempli à ras bord ou bouché. Le vomi du chat non nettoyé qui a séché au sol que l'on doit gratter, puis on vous dit qu'ils ne sont pas contents de vos services, et qu'ils souhaitent changer de personne. C'est un emploi très difficile, surtout lorsque l'on a que trois heures pour nettoyer une grande maison. Le client nous fait une liste de choses à faire en plus et le manque de respect est énorme. Les clients sont de plus en plus difficiles, exigeants même. Je me suis retrouvée dans une maison avec quatre fumeurs qui n'en avaient rien à faire de mon travail. Mais il y a aussi les gens maniaques du nettoyage, qui vous font nettoyer à leur convenance (comme cirer une porte à l'aide de coton-tiges) ou qui vous aide à tordre la loque pour nettoyer car il trouve que vous ne l'avez pas bien fait", raconte une autre femme.

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