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Maxime s’interroge: pourquoi ce chauffeur du métro de Charleroi a refusé l'achat d'un billet à bord?

Maxime s’interroge: pourquoi ce chauffeur du métro de Charleroi a refusé l'achat d'un billet à bord?
 

Le TEC Charleroi dissuade, principalement via la différence de prix, ses voyageurs d'acquérir un titre de transport dans le véhicule auprès du chauffeur car cela ralentirait la vitesse de déplacement. Mais cela reste néanmoins possible et entraîne des situations néfastes pour le client et la compagnie, comme en témoigne une scène décrite par Maxime, un usager. Les choses vont se clarifier prochainement puisque dès le mois de juillet, on ne pourra plus du tout acheter un ticket à bord.

"La scène que je vais vous décrire vient d'arriver, sous mes yeux, à des personnes asiatiques ne parlant pas très bien le français, mais est également déjà arrivée à mon père usager habituel du TEC et carolo depuis toujours", commence Maxime dans son message envoyé via le bouton orange Alertez-nous.

"Une fois montées dans le métro, ces personnes ont tenté d'acheter des billets à bord, alors que le véhicule était toujours à l'arrêt. Mais le chauffeur sans se retourner leur a répondu sèchement qu'il fallait prendre leurs tickets à l'automate de la station Charleroi-Ouest", prétend l'usager du métro de Charleroi.

Mais, "dans le véhicule, il est indiqué que des billets voyage unique sont en vente mais, que le rendu de monnaie ne dépasse pas les dix euros. Pourquoi dès lors refuser la vente du titre à ces personnes avec le tarif à bord? Rien n'empêche qu'elles achètent leurs billets à bord avec des billets", fait observer le jeune homme.

"Que ce serait-il passé si ces personnes avaient été contrôlées à la station suivante? Une fois les portes fermées, plus moyen de descendre du véhicule", réfléchit Maxime qui, en citoyen responsable, a décidé de s'adresser au chauffeur en descendant du métro: "J’ai dit au chauffeur qu’il était obligé de délivrer un titre de transport et il m'a répondu qu’il pouvait le faire uniquement en dépannage. Bref, qui a raison? Où se situe la vérité?", demande-t-il. Nous avons relayé son questionnement auprès du TEC Charleroi qui estime que pour expliquer ce qu’il s’est réellement passé ce jour-là, une enquête en interne devrait être menée.


Un billet de dépannage

Mais cette situation vécue par Maxime est surtout l’occasion de rappeler les règles en vigueur qui permettent en partie de comprendre l’éventuel quiproquo entre le conducteur et ses clients.

"Le seul titre de transport que le conducteur de métro peut délivrer à l’heure actuelle s’appelle le billet de dépannage, un billet papier d’un parcours d’une zone ou plus. Il est plus cher parce qu’il est vendu à bord (2,40 au lieu d’1,90 euros aux automates)", explique Véronique Benoît, la directrice marketing du TEC Charleroi. "Notre politique tarifaire veut que l’on insiste auprès des gens pour qu’ils prennent un titre de transport avant, en prévente soit aux machines situées dans chaque station de métro ou bien auprès d’un espace TEC."

Le prix des abonnements annuels TEC en Wallonie ont pour rappel été adapté à l'inflation depuis le 1er février 2017. Les autres tarifs restent inchangés, à l'exception de l'achat du billet papier à bord du bus ou du métro, qui a connu une nouvelle augmentation.

Après une première augmentation lors de l'arrivée de la carte MOBIB en avril 2015, ils sont passés le 1er février de 2,10 à 2,40 euros pour les NEXT, de 3,20 à 3,50 pour les HORIZON et de 5,30 à 5,50 pour les HORIZON+.     

Le but est donc de privilégier les canaux de prévente et ainsi limiter les transactions dans les véhicules. Une diminution de ces transactions permet d'améliorer la vitesse commerciale et la sécurité dans les autobus par l'absence de liquidité à bord.


La vente à bord va être abandonnée

"Les tarifs sont clairement dissuasifs pour que les personnes achètent un maximum en prévente et pour gagner de la vitesse commerciale. Plus le conducteur délivre de titres de transport aux voyageurs et plus il va perdre du temps sur la fréquence et la cadence qui doit être élevée."

Par rapport à la situation vécue par Maxime, Véronique Benoît indique que le conducteur est obligé de délivrer un billet de dépannage aux clients, mais, "il est tenu de ne pas faire le change au-delà de 10 euros. Il a un fond de caisse très réduit pour des raisons de sécurité. La situation racontée par votre internaute est peut-être due à cela."

La directrice marketing du TEC Charleroi ajoute également que la vente à bord va être abandonnée le 1er juillet 2017, uniquement dans les métros, toujours pour maintenir "la vitesse commerciale".

À l’heure actuelle, des campagnes de promotion des cartes MOBIB (nominative ou basic) ont été lancées.

"On les donne à l’achat d’un titre de transport (ces cartes coûtent habituellement 5 euros). Cela peut être un billet unique ou une carte multivoyage. Les gens ne sont pas obligés de s’abonner, mais ce qui est pratique, c’est que cette carte peut être rechargée auprès des selfs (automates) installés dans les stations de métro ou sur le site de vente en ligne "e-shop"", expliqueVéronique Benoît.

Dès qu’un client achète un billet de dépannage dans le métro, des agents d’accueil viendront donc faire la promotion de cette carte MOBIB en vue de la suppression des ventes à bord.

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