Nous sommes le 10 septembre 1954, dans la bourgade de Bugeat, un coin un peu perdu en Corrèze. Antoine Mazaud a coupé du blé noir durant toute la journée. Il jette sa fourche sur l'épaule et s'apprête à rentre chez lui quand un 'petit bonhomme' affublé d'un casque aussi ridicule qu'inhabituel se jette sur lui et l'embrasse.
La surprise passée, l'agriculteur veut voir à qui il a affaire, mais cet être qu'il perçoit comme n'étant pas humain repart aussi vite qu'il est arrivé. Abasourdi, Antoine, plutôt un garçon pragmatique, ne parvient pas à le rattraper et n'aura le temps que de voir ce 'visiteur' grimper dans un curieux engin de forme cylindrique. Il parlera même de cigare d'acier géant disparaissant sans laisser de traces.
Certes, Antoine ne dédaigne jamais un chtit canon pour se désaltérer, mais ce 10 septembre est froid et il n'a pas bu une goutte d'alcool. Il est fermement décidé à ne parler de cette aventure à personne. Personne ? Rentré chez lui, il ne résiste pas à l'envie de tout raconter à sa femme. Il n'en faut pas plus pour que, deux jours plus tard, le village soit envahi par les journalistes et les gendarmes.
Des dizaines de fois, les enquêteurs poseront les mêmes questions. Antoine donnera les mêmes réponses, ajoutant de plus en plus souvent qu'il ne peut pas dire autre chose puisqu'il dit la vérité.
Dans les jours qui ont suivi, les journalistes, sceptiques de nature, ont trouvé quelque explication au phénomène, allant du mauvais plaisantin à l'essai d'une nouvelle voiture de course. Certains ont même parlé d'un problème de boisson chez notre homme. Mais pourquoi alors répéter autant de fois la même chose sinon si l'on est maso ?


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