Avec plus de 200 millions de tweets quotidiens, il n’est pas vraiment étonnant de parler d’addiction au réseau social. Ce qui est plus intéressant, c’est de voir dans quelle mesure nous sommes devenus accros à ce nouveau média.
Une étude de la Booth Business School de Chicago, à paraître dans la revue Psychological Science, s’est penchée sur la question. Durant une semaine, les besoins, envies et souhaits de 205 personnes de 18 à 85 ans ont été répertoriés et analysés. Parmi les désirs exprimés par les sujets, le plus difficile à réprimer serait l’addiction aux médias sociaux, à son smartphone ou à ses mails, désirs qui viennent avant la cigarette d’après le repas ou le verre d’alcool. Il semble même qu’en fin de journée, l’appel de Twitter soit plus fort que tout le reste.
Ce qui expliquerait cette addiction aux médias sociaux, c’est la disponibilité qu’offre Twitter ou Facebook, et l’absence d’incidence à s’y connecter (mis à part peut-être le temps qu’on y passe). Au contraire, l’alcool et la cigarette entraînent des conséquences et des coûts.
Les conclusions de cette étude rassurent tout même quant aux besoins naturels comme le sommeil ou le sexe, qui restent très fort. Quant aux loisirs et au travail, ils se placent en bonne position dans le hit-parade de nos besoins, le travail restant considéré par la plupart comme un moyen fort de socialisation.


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