On ne présente plus Abd Al Malik. Rappeur, slameur et compositeur français d'origine congolaise, il a renversé en quatorze titres, tout ce qu’on croyait savoir de lui. Avec l’album Château Rouge, l’enfant de la banlieue de Strasbourg rappelle qu’il a aussi grandi quelques années en Afrique, le révolutionnaire du hip hop français ose la langue anglaise, le rappeur se décide à chanter. Les deux albums Gibraltar et Dante l’avaient installé au premier plan : trois victoires de la musique (dont celle de l’artiste masculin de l’année en 2008), le prix Constantin, le prix Raoul-Breton de la Sacem et la distinction de chevalier des Arts et lettre.

Les albums explorent sans cesse de nouvelles formes, de nouvelles couleurs, de nouveaux mariages, de nouvelles rencontres. Du rap ? Mais bien sûr, assure Abd Al Malik : « J’ai grandi dans l’idée que le rap c’est la liberté, que l’on y fait ce que l’on veut. À un moment donné, ça s’est figé et des gens ont dit « c’est ça le rap, et rien d’autre ». Mais moi je considère que l’on doit continuer à évoluer. En ce sens, je suis un puriste, un puriste de l’essence des choses mais pas de leur forme.

Abd Al Malik se produira place du Grognon vendredi 16 à 20h30 juste avant IAM.

 

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