Le 21 juillet 1831, Léopold Ier prête serment et monte sur le trône de la toute jeune Belgique.  181 ans plus tard, c’est toujours le 21 juillet que la Belgique fait la fête pour célébrer son indépendance et l’unité du pays. Il y a un an, le souverain tapait du poing sur la table et mettait en garde la classe politique. Il était grand temps que finisse la crise et que soit formé un nouveau gouvernement. Quelques semaines plus tard, un compromis était trouvé pour mettre en place un nouvel exécutif.  Pour le roi, la fête nationale 2011 célébrée dans la foulée fut marquée par cette conjoncture très sombre. Cette année, c’est un Albert II soulagé et très en forme qui a présidé les festivités. Avant de monter dans sa berline, il a d’abord pris place à bord d’un véhicule de liaison et de commandement qu’il utilisait pour la première fois. Le roi a passé les troupes en revue, une tâche symbolique pour le souverain qui est aussi le chef constitutionnel des armées. Comme de coutume en de pareilles occasions, le roi portait le grand cordon de l’ordre de Léopold dont il est le grand maître. Fidèle à son tempérament chaleureux, le roi s’est longuement entretenu avec Joëlle Milquet (ministre de l’intérieur) et de Pieter de Crem (ministre de la défense). A plusieurs reprises, le roi s’est montré hilare. La Belgique n’est pas guérie, mais elle va mieux !

 

Par Patrick Weber
Choniqueur royal