Il s'est exprimé ainsi lors d'un échange informel avec quelques journalistes belges qui l'ont suivi durant la mission économique d'une semaine qu'il a présidée au Japon, et l'a mené à la rencontre de 80 chefs d'entreprises locaux sans compter les responsables politiques du pays.
Le Prince Philippe et/ou son entourage ont fait l'objet d'informations et/ou critiques récentes évoquant notamment l'existence d'un plan B qui consisterait, en cas de nouvelle percée nationaliste en Flandre, à l'écarter du trône, ou des problèmes de communication vers l'extérieur.
Un bref passage de l'échange portait sur la question de savoir si le Prince s'est parfois senti blessé par certaines informations.
"La presse est responsable de ce qu'elle écrit. On la lit toujours avec intérêt. Cela permet à la population de lire ce que l'on fait durant les missions. (...) J'ai aussi confiance en la capacité des lecteurs de se faire leur propre idée", a-t-il ajouté lorsqu'on lui a demandé s'il avait été blessé par certaines informations critiques à son égard ou de celui de son entourage.
La rencontre informelle était avant tout consacrée au bilan de la mission. Le Prince Philippe a rappelé que le Japon s'intéressait particulièrement à la Belgique depuis les années 1960, ce qui s'est concrétisé en Belgique par la présence de 220 entreprises et plusieurs dizaines de milliers d'emplois.
Le Prince a synthétisé les deux axes de travail de la mission: l'attirance des Japonais pour les produits de qualité fabriqués en Belgique et pour lesquels "ils sont prêts à mettre le prix"; et l'innovation, à travers la valeur ajoutée belge d'une proximité entre les universités et les entreprises (ndlr: via les technopoles) dans un pays qui n'est pas en reste sur ce plan.
Le Prince héritier a par ailleurs rendu hommage à la population nipponne qui a fait preuve d'une grande solidarité et d'une grande confiance en elle face à l'épreuve de la catastrophe naturelle et nucléaire de 2011, comme il l'a fait, a-t-il précisé, lors de la visite privée qu'il a rendue à la famille impériale du Japon, avec laquelle la famille royale belge entretien des "liens des très grande amitié" depuis le règne d'Albert 1er.
Il a confirmé qu'il se rendrait "pour la première fois", et "avec enthousiasme", au Burundi pour célébrer les 50 ans de l'indépendance de ce pays, mais il n'a pas souhaité s'étendre sur les motivations de la demande qui lui a été faite de s'y rendre à la place de son père, le Roi Albert II.
Revenant sur la mission, le Prince Philippe a expliqué qu'en tant qu'amateur de football, il aurait bien regardé les matches du championnat d'Europe de football en cours, mais qu'il avait consacré beaucoup de temps aux 300 participants à la mission économique au Japon et aux 80 chefs d'entreprises nippons qu'il a rencontrés.
Il a laissé entendre qu'il se rattraperait avec les JO de Londres, où il emmènera son épouse et ses enfants "qui sont déjà tout excités à l'idée d'y aller".
Le Prince est également revenu sur sa participation, jeudi, à l'ouverture dans un esprit "sympathique et bon enfant" du Belgian Beer Weekend à Osaka.
"Je bois volontiers une bonne bière blonde quand il fait chaud et parfois une bière fruitée, aux cerises", a-t-il glissé, soulignant que le week-end de la bière, organisé à présent dans trois villes du Japon, renvoyait une image positive de la Belgique et de son tissu de PME, par la promotion d'une série de petites bières du terroir très appréciées par la population nippone.











