A la mort de Diana, la famille royale semblait au bord de l’implosion. Les portraits étaient de plus en plus caricaturaux : une reine incapable d’exprimer ses émotions, un prince Charles cruel envers son ex-femme, une Camilla dans le rôle de la méchante marâtre… Au milieu de tout cela, un jeune garçon émouvait la planète entière par la dignité de son maintien et sa peine tout en retenue. William marchait derrière le cercueil de sa mère, au côté de son père et de son frère. Le prince avait déjà beaucoup souffert de la mésentente de ses parents. Profondément attaché à son père et à sa mère, il avait refusé de prendre parti pour l’un ou l’autre. Il avait été obligé de supporter la campagne de presse entourant la guerre conjugale que se livraient Charles et Diana. Il avait reproché à son père son comportement et ses infidélités. De même, il n’avait pas accepté que sa mère déballe le linge sale du couple en public…
Confronté à la violence de cette guerre, William a tiré des leçons de la situation. Il sait qu’il est important de conclure un mariage reposant sur de vrais sentiments et un engagement profond. Il connaît mieux que quiconque les procédés de la presse et les excès dont elle est capable pour faire vendre du papier. Il constate que la monarchie britannique s’accommode mal des dérapages jet-set de la princesse de Galles. Il a aussi compris que pour vivre heureux, il faut savoir rester discret, même quand est le prince héritier le plus célèbre du monde.
Par Patrick Weber
Chroniqueur royal
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