Soyons honnête… Elizabeth II n’a jamais très bien compris le tempérament de son fils aîné. Elle reconnaît l’intelligence du prince de Galles, mais elle ne comprend pas ses passions et ses prises de position pour l’agriculture biologique ou l’architecture traditionnelle. En plus, on ne parle même pas de sa préférence intime pour Camilla, au grand désespoir de si jolie Diana. Toutefois, en monarchie, on ne choisit pas son héritier et elle s’est habituée à l’idée de voir Charles lui succéder un jour sur le trône. La reine n’est pas inquiète. Elle a eu tout le temps de voir son petit-fils parfaire son apprentissage de futur roi. Il y a beaucoup de points communs entre la souveraine et son petit-fils. Ils ont tous les deux un tempérament très classique et même traditionnel. Ils respectent les valeurs de la monarchie et ne veulent pas remettre les règles établies en question. William n’a rien d’un révolutionnaire. C’est un jeune homme très sage qui refuse de faire des vagues. Il est conscient de son rôle et veut éviter à tout prix de mettre l’institution en danger. Qu’il s’agisse de l’armée, du mariage, du devoir de retenue de la couronne ou encore des grands rituels qui ponctuent l’année monarchique, William respecte toutes les règles du jeu.
Certains l’accusent d’être un « jeune vieux ». Cela fait sourire William. Le prince a hérité des goûts musicaux et du charme de sa maman, mais il n’est pas le genre à bousculer les conventions. Tant pis pour ceux qui croyaient que ce jeune homme voulait faire un souffler un vent de modernité sur la monarchie. A trente ans, William est un homme aux idées déjà très arrêtées et avec un seul exemple en ligne de mire : celui de sa chère grand-mère !
Par Patrick Weber
Chroniqueur royal
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