C'est la première fois qu'une visite de la souveraine dans cette région semi-autonome sous domination britannique, déchirée par 30 années de violences, est annoncée à l'avance, signe de l'amélioration de la situation sur le plan de la sécurité.

Peu de détails ont toutefois filtré sur son programme.      

La reine, accompagnée de son époux le duc d'Edimbourg, remis d'un récent problème de santé, doit se rendre d'abord dans la région d'Enniskillen (sud), théâtre d'un attentat sanglant en 1987, pour un office religieux.      

Le temps fort de sa visite sera sa rencontre mercredi avec Martin McGuinness, numéro 2 du parti nationaliste Sinn Féin et vice-Premier ministre d'Irlande du Nord, pour une poignée de main symbolique de la normalisation de la situation en Ulster.      

Ce catholique de 62 ans a été l'un des dirigeants de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) qui a combattu la domination britannique en Irlande du Nord pendant les 30 années de "troubles" au cours desquels plus de 3.500 personnes ont été tuées. Il est aussi l'un des principaux artisans du processus qui a conduit le mouvement clandestin à déposer les armes et un négociateur majeur de l'accord de paix du Vendredi Saint en 1998.