Longtemps, la royauté a incarné le retour de la démocratie en Espagne. Juan Carlos était considéré le principal artisan de cette évolution en douceur vers un régime parlementaire. Longtemps, son règne a été considéré comme un véritable parcours sans faute. Et puis, la série noire a commencé. Les journalistes qui avaient toujours épargné la personne du roi se sont lâchés. Ils ont révélé la vie intime du souverain et révélé un comportement sexuel bien éloigné de l’image sage du couple royal qu’il forme avec la reine Sophie. Mais ce n’est pas tout, chaque facette de la vie privée du souverain y est passée. Ses relations avec la jet-set, l’entretien onéreux d’une maîtresse allemande… Et comme si cela ne suffisait pas, Juan Carlos en a rajouté avec sa malheureuse chasse à l’éléphant au cœur de l’Afrique. Ajoutez à cela les problèmes de son beau-fils Inaki Urdangarin, soupçonné de malversation et un accident de fusil touchant son petit-fils, tout cela commence à ressembler à une descente aux enfers. En Espagne, ils sont de plus en plus nombreux à estimer que le souverain devrait abdiquer et céder son trône à son fils Felipe tant qu’il en est encore temps. Certains affirment qu’il est déjà trop tard et que les prétentions indépendantistes du Pays Basque et de la Catalogne prouvent que l’heure dorée de la monarchie appartient bel et bien au passé. L’avenir nous le dira !

 

Patrick Weber
Chroniqueur royal
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