Dans un sondage réalisé par Ivox et rtl.be, 56,7 % des Belges affirment avoir aimé l’école. La proportion est quasiment similaire pour les hommes (54,1%) et les femmes (59,3%).
Enfants : conseils pour leur faire aimer l'école
Tous les enfants n'aiment pas l'école, certains y vont même avec des pieds de plomb chaque matin. On interprète trop souvent ce comportement comme un problème de capacité ou même de fainéantise chez l'enfant. Or, les parents ont un rôle important à jouer pour amener leur petit sur le chemin de la réussite et du bien-être à l'école.
« Mais qu’est-ce qu’on t’apprend à l’école ? » … Une phrase souvent entendue qui illustre parfaitement l’idée reçue que c’est à l’école que l’éducation d’un enfant se fait. C’est en réalité à l’école que l’enfant acquerra toutes les connaissances nécessaires pour son avenir et son épanouissement mais la tâche des parents est de le mettre sur le chemin de l’école, de lui donner les clés pour un apprentissage scolaire efficace et épanouissant.
Dès le plus jeune âge
C’est déjà avant l’entrée à l’école qu’il faut y penser. Votre petite tête blonde acquerra de l’autonomie via des petits gestes quotidiens puis s’adaptera plus facilement à la vie scolaire. Lui donner des petites responsabilités et l’encourager à faire certaines choses seul lui seront donc bénéfiques. Par exemple : s’habiller tout seul ou donner un coup de main à sa maman pour mettre la table …
Les jeunes parents ont souvent tendance à vouloir protéger leur progéniture, le prendre pour un bébé alors que dans quelques mois, c’est un petit garçon ou une petite fille et plus un bébé qui rejoindra les bancs d’école ! Stimuler un enfant et pouvoir cesser de le prendre pour un bébé pour certains gestes du quotidien est donc primordial. Que les jeunes mamans se rassurent : lors du câlin du soir, il peut, durant quelques instants, être encore votre petit bébé !
Au-delà de l’aspect « débrouillardise », un enfant doit avoir l’envie d’apprendre, et y prendre goût. Pour cela, à la maison, il doit comprendre ce qui se passe autour de lui, apprendre de nouveaux mots, avoir envie d’en savoir plus sur le nom de cet arbre ou de cette fleur ou de cet animal qu’il a vu dans un livre. Là, les parents interviennent : non seulement ils doivent donner des réponses à leur petit mais aussi lui suggérer d’aller plus loin. Par exemple en lui achetant un petit livre reprenant les dessins et noms des fleurs, des arbres, des véhicules, ... C’est à la petite enfance que l’enfant emmagasine le plus de mots de vocabulaire et ce bagage est essentiel pour la suite.
Dans le même ordre d’idée, à l’école, il faut éviter de minimiser ou ridiculiser l’enseignant ou ce qu’il apprend. Si le parent critique l’école devant l’enfant, le rapport de confiance risque d’être rompu. Lui parler de son école et de son institutrice en termes positifs est essentiel pour un bon développement scolaire.
Le soutien des parents
Votre petit écolier a besoin d’être encouragé et soutenu par ses parents durant son parcours. En l’aidant à se fixer des objectifs, il va développer une estime de lui. Un enfant qui se sent soutenu va avoir envie de prouver encore davantage de quoi il est capable, il se sentira pousser des ailes. Il va chercher à se dépasser et s’il exerce un sport ou une activité de loisirs, il va apprendre ce qu’est la compétition mais aussi l’effort personnel : deux notions essentielles pour son développement.
Eloigner le stress
La crise économique, le chômage, la pression de l’excellence … Attention à ne pas vous laisser envahir par le stress et le communiquer à votre enfant. C’est désormais dès le plus jeune âge que l’on crie au loup face au moindre échec à la suite duquel la pression sera plus forte. La peur ne mène à rien, ni du côté des parents, ni du côté de leur progéniture, c’est pourquoi lui mettre la pression ne conduira qu’à un sentiment d’insécurité, et un manque de confiance en lui.
L’enfant doit bien sûr être encadré par ses parents mais le stresser ne mènera à rien. Félicitez-le lorsqu’il réussit quelque chose, soutenez-le et aidez-le à comprendre son erreur en cas d’échec ; mais lors des devoirs ou des discussions autour de l’école, montrez-vous calme, patient, exigent aussi mais pas pressant. Tout cela prend du temps certes, mais le rôle des parents en période scolaire est d’accompagner son petit bonhomme ou sa petite fille sur le chemin de l’école, un endroit où il doit s’épanouir et se sentir bien.
En savoir plus : Il n’aime pas l’école, par Christiane Olivier, éditions Fayard.
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