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In the mood of JULIEN FOURNIE : "Je trouve l'inspiration dans les comics"

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A l'occasion des défilés de Haute Couture (1er juillet - 5 juillet), Relaxnews s'est invitée dans l'univers du créateur Julien Fournié, qui présente sa collection Automne-Hiver 2012-2013 mardi 3 juillet. L'occasion pour les fashionistas et le grand public de découvrir les coups de cœur, les goûts artistiques et les secrets de création du couturier français, qui puise l'inspiration dans l'univers des bandes dessinées Marvel.

Relaxnews : Pour qui aimeriez-vous créer une robe spéciale ? Pourquoi ? Comment l'imaginez-vous? 

Julien Fournié : J'aimerais créer une robe pour Ellen Page. Car je la trouve ravissante. C'est une jeune femme extrêmement fraîche. Dans le vent. J'aime son côté sportif qu'on retrouve par exemple dans le film Bliss de Drew Barrymore. Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est réellement sa jeunesse. Elle a cette nonchalance, cette vulnérabilité des filles d'aujourd'hui.

Pour mettre en valeur non seulement ses formes mais aussi sa fougue, j'opterai sans hésiter pour une robe à découpe anatomique en néoprène. Une robe très près du corps qui lui laisse une grande liberté de mouvement, et très courte afin qu'on puisse voir ses jambes.  

R : Quelle a été la demande la plus extravagante que vous ayez reçue ? Par qui cette demande a-t-elle été soumise ?  

J.F. : C'était une magnifique robe rouge, très transparente, à découpe anatomique, incrustée de dentelle et entièrement recristallisée.

Je l'ai réalisée pour une princesse des Émirats Arabes, une très belle femme...  

R : Quelle œuvre littéraire associeriez-vous à cette collection en préparation ? Pourquoi ?  

J.F. : Les comics, et plus particulièrement l'œuvre Marvel des X men. Je pense à une scène démentielle de combat   Toutes ces femmes luttent ensemble pour rétablir l'ordre à New York, c'est un moment très fort. Je trouve que les dessins des corps sont sublimes, irréellement colorés, et ils nous ramènent dans un univers qui somme toute est très proche de la mode, dans le sens où tous les traits sont extrêmement stylisés et raffinés.

De plus, je suis très sensible à ce monde à la fois féerique et totalement déjanté.  

R : A quelques jours du début des Jeux Olympiques, imaginez-vous en tant qu'athlète... Quelle discipline auriez-vous choisi ?  

J.F. : J'aurai sans doute choisi le plongeon artistique parce que c'est une discipline qui demande à la fois des qualités sportives (la gymnastique notamment) et un sens artistique et esthétique.

Ce qui me semble fort, c'est de pouvoir exprimer grâce et agilité lors du saut, tout en sachant maîtriser la nage en eaux troubles l'instant d'après... La comparaison me semble assez réaliste. 

R : Quel est votre rituel à quelques minutes du commencement des défilés ?  

J.F. : Je veux que toutes mes équipes, toutes les personnes qui ont participé à la collection, soient à mes côtés et m'entourent avant le lancement du défilé. C'est un moment important pour chaque personne qui a participé à sa façon au défilé.

R : Avez-vous un gri-gri ou un porte bonheur ? Pourquoi ?  

J.F. : Oui, j'ai une veste de toréador, en argent, incrustée de rubis. Je la porte au quotidien sur une chaine autour de mon cou. C'est un peu comme une carapace, qui est - je pense - absolument indispensable dans le milieu de la mode. Je crois qu'il faut réellement se créer une armure pour continuer à avancer, et ne pas tomber sous les attaques de certaines personnes.

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