Savoir-vivre: les mobiles agacent de moins en moins

Le 18 juillet 2011 à 15h41

Ecrire des textos après (ou pendant) l'amour, consulter sa boîte mail toutes les trois minutes au restaurant, tweeter "je le veux" avant de répondre au prêtre: les entorses au savoir-vivre le plus élémentaire sont partout, à l'ère du numérique triomphant. Une nouvelle étude, menée par Redshift Research pour le compte d'Intel UK, indique que l'on tolère de plus en plus ces comportements, à mesure qu'ils prolifèrent.

Ce qui ne veut pas dire qu'on les admet de gaieté de coeur: les participants à l'étude préféreraient "voir quelqu'un se mettre les doigts dans le nez" plutôt qu'on leur inflige le spectacle d'une utilisation intempestive de mobile.

"Ce n'est pas étonnant, l'étiquette correcte est encore en cours d'élaboration. Qu'il s'agisse d'envoyer des SMS lors d'un rendez-vous amoureux ou de tweeter pendant sa cérémonie de mariage, nos sociétés et cultures n'ont pas encore décidé de la place que devraient occuper ces appareils dans nos vies", explique Genevieve Bell, anthropologue et directrice de la recherche en interaction chez Intel Labs.

Parler trop fort au téléphone en public est la source d'agacement numéro un pour les Européens, qui ne voient de pire que le tabagisme et la profération d'insultes.

Aux yeux des sondés britanniques, la pire infraction à l'étiquette numérique c'est utiliser son mobile ou sa tablette en plein dîner.

L'étude a été menée en mai 2011, auprès de 12.761 participants originaires du Royaume-Uni, de France, d'Italie, d'Allemagne, d'Espagne, de Roumanie, des Pays-Bas, d'Afrique du sud, de République Tchèque, de Suède, de Belgique, de Pologne, de Turquie, d'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et d'Egypte.


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