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Marche ou crève ! 100 km en 24 heures, un sacré défi

Par Catherine Vanesse, le 09 août 2012 à 15h44

100 km en maximum 24 heures, c'est le pari un peu fou de tous les participants à la Dodentocht.

Ce vendredi 10 août à 21 heures, ce sont entre 10.500 et 11.000 participants qui prendront le départ pour la Dodentocht.

La Dodentocht ou marche de la mort est une marche de 100 km à faire en 24 heures maximum. A ce jour, 8259 personnes se sont déjà inscrites, les organisateurs espèrent battre le record des 10.793 participants de 2010.

La Dodentocht passera notamment par Roddam, Ruisbroek, Breendonk, Steenhuffel, Merchtem, Buggenhout, Opdorp, Lippelo, Puurs, Oppuurs, Sint-Amands et Branst pour revenir à Bornem.    
 
Les marcheurs devront accomplir les 100 kilomètres en 10 heures minimum et 24 heures maximum. L'arrivée se fera dès lors samedi entre 7 h et 21 h. 100 km à une moyenne de 5 km/h, ça veut dire 20 heures de marche, sans pause. Si on est bon marcheur, on peut tenir le 6 km/h, ce qui ne fait plus que 17 heures de marche, toujours sans pause. Et encore, c’est sans compter la fatigue, les ampoules…
 

Une marche pour tous ?

L’année dernière, un peu plus de 6000 participants sur 10.000 sont arrivés au bout. Alors pourquoi pas moi ? La première question que je me suis posée, c’était de savoir si tout le monde pouvait arriver au bout. J’avoue, je fais un peu de sport, mais pas des tonnes non plus, les 20 km de Bruxelles ça commence à me connaître, mais ça ne vaut pas 100 km. Mais d’après l’attaché de presse de la Dodentocht Francis Meeus, il n’est pas nécessaire d’être un grand sportif pour participer à la marche, mais par contre il faut quand même s’entraîner un peu et aller marcher de temps en temps. Oxfam qui organise également une marche de 100 km chaque année au mois d’août confirme que tout le monde peut s’inscrire mais qu’il faut en effet se préparer.

Oxfam propose deux schémas d’entrainement sur son site web, un sur 200 jours et l’autre sur 100. Avec pour chaque plan d'entraînement : une marche de longue distance à tempo élevé, une marche d'au moins une fois 30 km deux jours d’affilés et une marche de nuit la nuit.

Autant dire que je n’ai pas vraiment suivi ce programme. J’ai plutôt chaussé mes bottines dès qu’une occasion se présentait, pour faire 10 ou 15 km une fois ou deux sur la semaine, en poussant une pointe jusque 30 et même 50 km, ou alors simplement pour aller au cinéma ou chez des amis à l’autre bout de la ville.

Est-ce que je vais pouvoir y arriver ? À la veille du départ, je n’en sais rien, je crois qu’au niveau musculaire, ça devrait aller et encore je ne garantis pas que je puisse encore bouger dimanche. J’ai surtout peur des ampoules en fait. Apparemment, le plus dur commence après 50 km, c’est là qu’il y a le plus d’abandon parce que ça devient vraiment physique explique Francis Meeus.

Après, ce n’est pas tant le fait d’arriver au bout de la marche qui m’importe mais plutôt de voir jusqu’où je peux tenir, à partir de quel kilomètre mon corps me lâchera et combien de temps le mental me portera. C’est un défi sans conséquence, un défi personnel, une façon de tester mes limites et de voir si je peux encore aller plus loin après.

S’il y a encore des amateurs, ils peuvent s'inscrire jusque vendredi, de 13 h jusqu'à une demi-heure avant le départ.

Et sinon rendez-vous après la marche!

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