Enfant volé ou enfant protégé ?

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Publié le 13 Janvier 2012

Enfant volé ou enfant protégé ?

"Le matin nous rigolions ensemble dans le bus, jamais je ne me serais douté de ce qui nous attendait..." Erik, le papa de deux jumelles, témoigne aujourd'hui des huit mois de calvaire durant lesquels une de ses deux adolescentes a été écartée de sa famille sur base de fausses accusations. 'J'apprends ce jour-là que je viole et frappe ma fille depuis 8 ans ; au début, on a du mal à croire. On ne réalise pas que c'est à nous que cela arrive...' Le placement d'un enfant en institution est un choc pour les parents. Surtout quand les décisions sont prises dans l'urgence.
'15 heures 30 ... personne, 16 heures ... personne, aucun enfant n'est revenu de l'école...' La nouvelle a été tout aussi brutale pour Jacques et Valérie. L'ordonnance du tribunal de première instance de Dinant est pourtant catégorique : les enfants sont en danger et doivent être écartés du milieu familial. Pour les parents, l'incompréhension est totale. 'C'est un horrible malentendu. Nous avions fait appel au SAJ pour qu'il replace en institution notre neveu dont nous avions la garde. Il battait nos enfants et nous posait de gros problèmes. Nous l'avons accueilli et cela s'est retourné contre nous'. Chaque année, les services de protection de la jeunesse traitent des dizaines de milliers de cas. Et à chaque fois leur attitude est la même : agir dans l'intérêt de l'enfant et privilégier le retour en famille lorsqu'il est envisageable. Pourtant le SAJ et le SPJ ont mauvaise presse. A juste titre ?

Les oubliés des Mésanges

En février 2003, un incendie criminel a détruit plusieurs étages de la tour des Mésanges, à Hyon, en périphérie de Mons. Sept personnes ont perdu la vie lors de ce drame, 26 sont blessées. Neuf années après les faits, les familles des victimes attendent toujours le procès. Or, l'affaire risque d'être prescrite en 2013. Indices revient sur cette tragédie. Les parents des victimes et les survivants racontent cette nuit d'horreur mais dénoncent aussi les manquements en termes de sécurité de la société de logement. Depuis cette date, aucune indemnisation, aucune décision de justice... Pourtant l'instruction pointe des responsabilités mais l'affaire semble s'enliser. ' Trop de gens importants sont impliqués dans ce dossier ! ' disent les témoins. Les victimes des Mésanges sont-elles mortes par manque de précaution ? La justice montoise osera-t-elle répondre à cette question ?






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