Avec une cinquantaine d'attaques à main armée contre des bijouteries, 2011 restera une année particulièrement noire pour la profession.
Mais aussi pour le commerce de proximité : un libraire abattu par un braqueur à Houdeng-Aimeries, des pharmacies et des épiceries victimes d'agressions à répétition, les « petits commerces » ont payé un lourd tribut à la criminalité qui semble exploser en cette période de crise. Désormais, certains doivent transformer leurs locaux commerciaux en véritables bunkers, sous peine de se voir exclus par leurs compagnies d'assurance.
Victimes de l'envolée du cours de l'or qui attise toutes les convoitises, un bijoutier sur deux ne serait ainsi plus assuré. De là à expliquer qu'en dernier recours, certains en arrivent à détenir une arme et à s'en servir, c'est un raccourci que n'hésite pas à faire Jan Orye, le co-président du conseil supérieur du bijou et de la montre. Cette tendance à l'auto-défense est à l'origine de plusieurs drames sanglants l'année dernière.
Un reportage d'Alain Diels, Thomas Kinet et Yves-Goossens Bara.