LA PRÉPA des joueurs pour une nouvelle saison de foot (4/5): quelles différences entre les pros et les amateurs?

LA PRÉPA des joueurs pour une nouvelle saison de foot (4/5): quelles différences entre les pros et les amateurs?
 

La Jupiler Pro League a repris ses droits tandis que les championnats amateur vont progressivement redémarrer à leur tour. Auparavant, les footballeurs ont dû subir d'importantes charges de travail dès le début de l'été pour être prêts. Nous avons rencontré deux préparateurs physiques pour en savoir plus. L'un travaille au Sporting de Charleroi (D1) et l'autre à Waterloo (D3A). Nous avons recueilli leurs conseils et comparé les niveaux professionnels et amateurs.

Intéressons nous à présent aux différences qui existent entre les pros et les amateurs au niveau de la prépa physique, qui ne se planifie pas de la même manière suivant la division dans laquelle les footballeurs évoluent. Les préparateurs doivent ainsi s'adapter au quotidien des joueurs qu'ils ont à leur disposition et établir un programme adapté.

Face à quelles difficultés doit-faire face un préparateur physique au niveau amateur? Doit-il être plus à l'écoute de ses joueurs? Au niveau pro, le préparateur doit-il se comporter comme un "dictateur" pour retirer le maximum du potentiel physique de chaque joueur? Philippe Simonin (Sporting de Charleroi) et Mickaël Lacluyse (Waterloo) nous ont éclairés sur ces différents sujets.


"Le joueur pro n'a que ça à faire", déclare Mickaël Lacluyse

 

"Nos joueurs sont comme des F1"

"Un préparateur physique qui travaille avec des amateurs doit être encore plus fort car il va récupérer des joueurs qui sortent d’une journée de travail, qui ont une hygiène de vie qui n’est pas la meilleure", explique Philippe Simonin. "De notre côté, à Charleroi, on s’est doté d’une diététicienne depuis l’année dernière. Nos joueurs sont donc comme des F1, on fait les niveaux tout le temps, il y a des prises de sang. L’objectif est d’optimiser tout ce qui peut l’être.

Il poursuit: "Le préparateur physique qui arrive par exemple en p2 et qui récupère les joueurs le soir (à raison de trois entraînements par semaine), va devoir prévoir des entraînements à la fois physique et technique. Il a donc beaucoup moins de temps. Ils récupèrent des mecs qui ont peut-être été sur un chantier, pendant que d’autres étaient dans un bureau ou ont fait la fête. 


"Toucher le coeur des hommes"

Le préparateur physique d'une équipe amateur va donc selon lui devoir être encore plus à l’écoute et plus ouvert psychologiquement. "Il faut prendre un maximum d’infos et être proches des joueurs. Il faut travailleur dur mais les dictateurs ne vont pas loin. J’essaye de toucher le cœur des hommes car on ne se rend qu’ils vont alors beaucoup plus loin."

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