"Le Bayern n'a plus d'excuses": Thomas Müller révèle ce qui n'allait pas avec Ancelotti à Munich

 

Le Bayern "n'a plus d'excuses", expose à l'AFP son capitaine actuel Thomas Müller, après un changement d'entraîneur - Carlo Ancelotti remplacé par Jupp Heynckes - qui permet "de libérer de l'énergie".

"Un changement d'entraîneur permet toujours de libérer de l'énergie, et je pense que nous, les joueurs, nous devons maintenant donner beaucoup de nous-même. Il n'y a plus d'excuses", déclare Müller, rencontré mercredi par l'AFP à Ingolstadt, au siège de la marque Audi, à l'occasion d'une remise de voitures aux joueurs par ce sponsor majeur du club. "Le feu sacré est toujours là chez Jupp Heynckes, il a diffusé beaucoup d'énergie depuis lundi, avec son équipe d'entraîneurs", assure l'attaquant à propos de son entraîneur de 72 ans, sorti de sa retraite pour revenir au secours du club, quatre ans après son triplé historique Championnat-Coupe-Ligue des champions.

Le Bayern est actuellement deuxième du Championnat mais déjà à cinq points du leader Dortmund après sept journées seulement, et sa défaite 3-0 à Paris en Ligue des champions interroge sur sa capacité à jouer cette saison au plus haut niveau européen.

Interrogé sur les changements nécessaires après le limogeage de Carlo Ancelotti, Müller préfère esquiver: "Ce qu'il faut changer? Les résultats!", dit-il en riant. Pour le reste, "nous allons en discuter en interne, on ne peut pas en parler comme ça dans les médias".

"Difficultés de concentration"

Selon la presse allemande, les stars du Bayern se plaignaient sous Ancelotti d'entraînements trop mous. Message apparemment entendu par Heynckes, puisque qu'avant même d'arriver à Munich, le nouveau coach a pris contact avec le préparateur physique Holger Broich, à qui il a demandé de mettre en place un programme. "Jusqu'ici nous nous sommes très bien entraînés", se réjouit d'ailleurs Müller: "Nous avons eu deux séances intensives et nous avons pris beaucoup de plaisir". De là à dire que le plaisir avait disparu avec Ancelotti...

"Il y a des choses qui n'ont pas été réussies à 100%", poursuit-il, pour expliquer les mauvais résultats du début de saison, dont la déroute parisienne qui a coûté sa place à Ancelotti: "Lors des deux derniers matches de Bundesliga, nous avons mené deux fois 2-0 et nous avons fait chaque fois match nul 2-2. Il y a eu des fautes individuelles peut-être dues à des difficulté de concentration. En tous cas maintenant nous devons être plus rigoureux collectivement", admet-il.

Capitaine du Bayern par intérim en l'absence de Manuel Neuer blessé, Müller n'était plus un titulaire indiscutable du onze d'Ancelotti, peinant à trouver sa place dans les systèmes mis en place.

Rendez-vous avec la France

Qualifié avec l'Allemagne pour le Mondial-2018, le champion du monde en titre affirme pourtant ne pas redouter la concurrence de la nouvelle génération, qui se presse au portillon pour entrer dans la liste des 23 pour la Russie. "Nous sommes un bon mélange, je dirais, les jeunes stimulent les anciens. Nous avons beaucoup de joueurs de qualité, mais nous avons aussi une conception uniforme du jeu et tous les joueurs s'y intègrent bien".

Le premier match de préparation est programmé le 14 novembre à Cologne contre la France. Müller retrouvera face à lui des "anciens" de l'Euro-2016, mais aussi sans doute la jeune génération des Sidibé, Mbappé et Lemar. "Ces jeunes joueurs sont si bons qu'on les connaît aussi en Allemagne", sourit-il, "ils ont des points communs entre eux: très rapides, explosifs, dribbleurs de talent".

De quoi mettre à l'épreuve sa "Mannschaft", qui a remporté ses dix matches de qualification contre des adversaires d'un niveau beaucoup plus modeste.

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