Prêté par Mönchengladbach après être devenu la tête de turc du public local la saison dernière, le Liégeois pensait que s’éloigner dans un club suisse méconnu n’était pas une mauvaise idée. Une sorte de mise au vert. « Je voulais changer d’air, me reconstruire sportivement et mentalement », a-t-il déclaré à Sud Presse. Cependant, en ce début de saison, il cherche encore l’un comme l’autre. Après avoir raté le début du championnat suisse à cause d’une blessure, il est resté 2ème gardien depuis sa guérison et n’a joué qu’un match (de coupe) en 10 matches disputés par une équipe qui, de plus, ne tourne pas (8ème sur 10).

Mais c’est sur l’extra sportif qu’il a voulu mettre les points sur les "i", pour la première fois depuis les accusations parues dans Sport/Foot Magasine en août. On y apprenait que le gardien est surendetté au point que son employeur, le Borussia Mönchengladbach, lui retire d’office 33.000€ des 40.000 qu’il gagne par mois pour apurer ses dettes !

 

80 à 90% faux ou ne regardant que sa vie privée

Concernant ce prétendu surendettement et les mesures prises par son club, rien n’a été dit par le joueur dans l'interview parue. Mais il aurait réfuté avoir des problèmes d'argent dans la vidéo accompagnant l'article en ligne de nos confrères.

Par contre, il s’est expliqué sur tout le reste. Sport/Foot Magazine est allé loin dans la dénonciation des frasques du joueur. « Le dossier est entre les mains d’un avocat. Je ne vais plus rien laisser passer », explique Bailly à Didier Schyns. Il dit savoir pourquoi la presse s’acharne sur lui : « Je suis un bon client », explique-t-il. « 80 ou 90% des choses (qui ont été écrites ces derniers mois sur lui) étaient fausses. Ou, au minimum, ne concernaient que ma vie privée. De quel droit peut-on s’immiscer dans la mienne ? », dit-t-il encore.

 

Des excès qu'il assume

Dans la longue interview parue dans les journaux de Sud Presse ce vendredi, il répond aux critiques. Il avoue avoir bien chauffé sa piscine tout l’hiver dernier et avoir un penchant pour les belles voitures, mais il assume et ne comprend pas que cela se retrouve dans la presse puisque ça fait partie de sa vie privée. Par contre, il réfute être allé plus d’une fois dans sa vie au casino (« c’était pour la remise du soulier d’or à la Côte belge »).

 

Qui n'a jamais été pris dans une bagarre ?

Il a été également condamné à 5 mois de prison pour coups et blessures (donnés lors de la fête du titre du Standard) par le tribunal de Liège l’été dernier : « J’ai été en appel. Qui n’a jamais été pris au cœur d’une bagarre ? », réagit-il, regrettant que son dossier ait fait l’ouverture du journal de RTL ce jour-là, devant un horrible fait divers. « A croire que je suis pire que Dutroux ».

Logan Bailly l’assure, cette interview était la première et restera la dernière qu’il donnera à propos des attaques sur sa vie privée.