C'est la voix tremblante et les larmes aux yeux que Sébastien Pocognoli a rendu hommage mardi matin à Guy Namurois, le préparateur physique du Standard, décédé dimanche d'une crise cardiaque, à l'âge de 51 ans.

"Nous perdons un homme de grande valeur", a dit le défenseur des Rouches. "Il avait une dimension humaine hors du commun. Guy Parvenait à nous intéresser grâce à ses discussions hors football. Il nous passionnait en nous expliquant des petits trucs relatifs aux autres sports qu'il connaissait si bien". Sébastien Pocognoli a insisté pour rappeler combien sa famille devait être déchirée par cet incroyable coup du sort. "Je pense à eux. De tout mon cœur."

Reginal Goreux a quant à lui pris un petit cahier, dans lequel il a noté le trajet de Guy Namurois, date par date au Standard. "Depuis 2002 et son arrivée au Standard, Guy Namurois n'a jamais cessé d'être avec nous, dans les bons et les moins bons moments. En ce qui me concerne, à titre personnel, je n'oublierai jamais l'année 2006. Je m'étais occasionné une fracture du tibia. Je me trouvais en pleine période de réhabilitation. Il m'a appelé et m'a invité à me rendre dans la salle de fitness qu'il gérait à Tilff. Il m'a guidé pas à pas vers un retour au sommet", a dit Goreux.

Reginal Goreux a également souligné combien sa présence était essentielle lorsque le Standard avait besoin d'un soutien moral ou physique. "Quand nous étions engagés dans les playoffs 2, Guy insistait sans cesse pour que nous prenions conscience du fait que nous préparions en fait la saison suivante", a poursuivi Goreux. "Il avait raison. Car on a vu ce qu'a donné cette campagne qui nous a mené à quelques secondes du titre de champion."

Goreux a pointé un autre souvenir: "Après précisément cette défaite, très dure, à Genk, Guy Namurois nous a pris en mains pour retaper en vue de la finale de la coupe de Belgique. Finale que nous avobs remportée. Son départ va laisser un vide énorme".