L'aventure s'arrête là pour les Bleus. Il n'y a pas eu de miracle, face à un rival qui lui a été supérieur et a enfin vaincu le signe indien en s'imposant pour la première fois en compétition officielle après cinq défaites et un nul concédés dans leur histoire commune. Nullement gênée par l'option tactique défensive de Laurent Blanc, qui avait décidé de renforcer son milieu de terrain avec Mathieu Debuchy et Florent Malouda, l'Espagne a fait la différence sur sa première sérieuse incursion. Servi par Andres Iniesta côté gauche, Jordi Alba effaçait Debuchy en vitesse avant de centrer au second poteau vers Xabi Alonso, oublié, qui a trompé Hugo Lloris de la tête (19e). En transformant le pénalty obtenu par Pedro (90+1) en fin de match, le milieu fêtait encore plus dignement sa 100e sélection.
Pas au niveau
Maîtres de leur sujet, les hommes de Vicente Del Bosque ont rarement tremblé face à des Français vite pénalisés par ce but venu contrarier leur tactique de départ, hormis sur un coup franc de Cabaye (32e) et une tête de Debuchy bien servi par Ribéry (59e). Après un 1er tour poussif (1 nul, 1 victoire, 1 défaite), l'aventure se termine donc logiquement pour les troupes de Laurent Blanc, qui ne possédaient décemment pas assez d'armes pour contrecarrer la maîtrise technique et collective d'une équipe devenue en quatre ans la référence absolue du football international.
Coups de bluff
L'altercation entre les joueurs français juste après le revers cuisant contre les Suédois (2-0) n'a en tout cas pas disloqué le groupe, qui a fait preuve de courage et de solidarité pour ne pas sombrer. Blanc avait d'ailleurs dérogé à ses habitudes et avait concocté une composition d'équipe très défensive, renforçant notamment son côté droit avec Réveillère et Debuchy alors que Koscielny a comme prévu suppléé dans l'axe Mexès, suspendu.
Nasri, objet de toutes les critiques et l'une des cibles de ses partenaires après France-Suède, a lui débuté sur le banc. Mais ces coups de bluff tactiques n'ont pas compensé l'écart abyssal de niveau entre les deux formations.
Revanche de 2006
L'Espagne, sûre de sa force, a, avec ce succès, effacé sa désillusion de 2006 où les Bleus de Zinédine Zidane lui avaient dicté une leçon en 8e de finale du Mondial allemand (3-1). Ils rencontreront le Portugal de Cristiano Ronaldo en demi-finale, mercredi à Donetsk, un adversaire contre lequel ils sont invaincus dans les tournois officiels. Ils avaient fait match nul (1-1) à l'Euro 1984 et s'étaient imposés (1-0) en 8e de finale du Mondial 2010 dont ils sont également les tenants.
Le dernier quart de finale opposera l'Angleterre à l'Italie, à Kiev dimanche.












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