L'Euro 2012, à l'instar des précédentes éditions et des Coupes du monde, est l'occasion pour les uns de mettre un terme aux malédictions historiques, pour les autres de rester "bêtes noires", comme la tendance semble l'indiquer avec pour acteur principal l'Italie.
 
 
Les séries toujours en cours
 
Toute équipe a sa bête noire. Il arrive que deux équipes partagent la même bête noire, comme l'Allemagne et l'Angleterre, deux puissances pourtant impuissantes dès qu'il s'agit de se mesurer à l'Italie.
 
L'Allemagne a encore échoué face aux Azzurri. Outre l'enjeu d'une finale, la Mannschaft rêvait en demi-finale d'enfin battre l'Italie, mais Mario Balotelli auteur d'un doublé, a été son bourreau (2-1). Cette défaite allemande succède à trois autres, terribles, en Coupes du monde: 4-3 en demi-finale 1970, 3-1 en finale 1982, 2-0 a.p. en demi-finale 2006. Au final, l'Italie demeure invaincue en désormais huit confrontations (4 victoire, 4 nuls).
 
Auparavant, l'Angleterre, avait, elle, pour la troisième fois échoué à s'imposer (0-0 a.p.) face aux Italiens, qualifiés pour les demies aux tirs au but (4-2). Précédemment la Nazionale s'était imposée deux fois, à chaque fois chez elle, au Mondial 1990 (2-1, 3e place) et à l'Euro-1980 (1-0).
 
Pour les Pays-Bas, le chat noir c'est le Portugal. Lors du match de la poule B, crucial pour une qualification en quarts, les Pays-Bas ont perdu (2-1) pour la 3e fois en autant de matches, victimes d'un Cristiano Ronaldo étincelant (doublé). Ils s'étaient déjà inclinés en demi-finale de l'Euro-2004 (2-1) et en 8e du Mondial-2006 (1-0).
 
 
Les séries qui ont pris fin
 
Si les Espagnols avaient bien éliminé les Azzurri en quart de finale de l'Euro 2008 avant d'être sacrés, ils n'y étaient pas parvenus dans le temps réglementaire (0-0 a.p.) mais aux tirs au but (4-2). Une qualification certes, mais pas une victoire. Et leur match nul (1-1) en ouverture du groupe C avait confirmé l'invincibilité italienne face à la Roja en sept confrontations (3 victoires, 4 nuls). Mais en finale, l'Espagne a réécrit l'histoire et plutôt deux fois qu'une. Elle a enfin battu la Nazionale (4-0). Un premier succès en désormais huit confrontations d'autant plus éclatant qu'il permet à la Roja de devenir la première équipe à réaliser le triplé historique Euro-Mondial-Euro.
 
Et comme elle est irrésistible, l'Espagne a également rompu une autre malédiction, contre la France. La victoire (2-0), synonyme de qualification pour les demi-finales de l'Euro, est venue mettre un terme à une série de quatre matches sans succès contre les Bleus. Avant de devenir champions d'Europe et du monde, les Espagnols avaient concédé un nul à l'Euro 1996 (1-1) et surtout trois défaites, en finale de l'Euro-1984 (2-0), en quart de l'Euro 2000 (2-1) et en 8e du Mondial 2006 (3-1).
 
L'Angleterre a, elle, enfin battu la Suède en match du groupe D (3-2), après trois échecs: une défaite à l'Euro-1992 (2-1) organisé en Suède, et deux matches nuls aux Mondiaux 2002 (1-1) et 2006 (2-2).