"Déception" et "larmes" pour l'équipe italienne, qui, "fatiguée", a été surclassée par l'Espagne (4-0) en finale de l'Euro-2012: la presse italienne faisait lundi le constat de la supériorité absolue de l'adversaire à Kiev, même si, relève-t-elle, les Azzurri ont fait une très belle prestation durant le tournoi.

"Italie, merci quand même!", notait le grand quotidien de centre-gauche La Repubblica, qui faisait sa manchette sur "les Azzurri: la grande déception":     

"Le visage de Balotelli en larmes disait tout: ce sont les plus forts, les plus beaux à voir, les plus imaginatifs, les plus sereins qui ont gagné. Plus que de nous vaincre, ils nous ont humiliés. Ca n'a pas été un match, mais une leçon spectaculaire de foot".      

Bons perdants, les journaux s'inclinaient tous sans récrimination face à la victoire évidente des "grands d'Espagne" contre des "Azzurri" arrivés "épuisés" à la finale.      

"L'Espagne bouscule une Italie fatiguée. Mais merci aux Azzurri pour le rêve", titrait l'autre grand quotidien Corriere della Sera, en parlant d'une "partie à sens unique" dimanche soir.      

"Grands d'Espagne", titrait de son côté la Gazzetta dello sport, qui s'inclinait devant "la supériorité technique et athlétique des Ibères" et qui notait aussi que "les Azzurri étaient épuisés pour la finale".      

"L'Espagne entre dans l'histoire, les pleurs de l'Italie", proclamait sur toute sa une le journal de Rome Il Messaggero.