Nos amis et voisins français nous avaient cassé les oreilles pendant longtemps après leur succès en Coupe du monde, "à domicile". Ils avaient bien raison de fêter ce titre, le plus convoité par les footballeurs défendant les intérêts de leur pays, car hormis l'Euro 2000 deux années plus tard, les désillusions et les déceptions allaient se succéder.


Le choc des générations

Toutes les presses du monde encensaient les Bleus avec des noms comme Zidane, Barthez, Blanc, Deschamps, Desailly, Thuram, etc. Bref, une bande de potes qui jouaient, avec leur talent en collectif, pour l'équipe, pour leur pays. Aujourd'hui, alors que l'EDF regorge d'autant de talents purs (Benzema, Ribéry, Lloris, Nasri, ...), il est bien loin le temps du collectif de "France 98". De stars qui forment un collectif, on est passé à des starlettes qui jouent voire qui surjouent. D'abord pour eux-même. Ensuite, pour l'argent (parlait-on autant des primes de victoires des joueurs de la génération 98 qu'aujourd'hui?). Enfin, pour espérer un nouveau contrat ou un beau transfert bien juteux avec plein de zéros. Alors que l'on apercevait à peine Robert Pirès dans une pub pour le shampooing Petrol Hahn, aujourd'hui les Bleus (oui, ce ne sont pas les seuls mais bon, autant casser du sucre sur leur dos...) font la couverture des magazines people et autres.


L'âme avec Zizou, larmes avec les autres

Cette équipe de France n'a plus d'âme. Ni de meneur. Alors que chaque année on annonce en France, un nouveau "Zidane", difficile est la tâche de lui trouver un successeur. Aucun joueur actuel n'a sa classe (alors qu'il jouait dans un maillot Adidas trop large et non un Nike cintré...), son touché de balle, sa vista, etc. Gourcuff? Une bonne saison à Bordeaux puis plus rien. Nasri? Un bon joueur dans une bonne équipe de Manchester City mais aucune classe ("Ferme-ta bouche"). Benzema? Il se révèle au Real Madrid mais n'a pas l'étoffe d'un meneur. A l'Euro 2012, c'est lui qui aurait du tirer le groupe. A la place, il n'a même pas osé une frappe lors du tournoi organisé en Pologne et en Ukraine. Ribéry? Trop pâle et trop loin de ses performances avec le Bayern Munich. Et puis, zéro classe. Le futur Zidane, ce sera bel bien son fils Enzo, qui évolue dans le Real de papa.


Un bleu à la tête des Bleus

Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France, la solution la plus facile pour la FFF. On le connaît bien, il a été bon à la Juventus, un peu moins à Marseille. Blanc parti, il fallait lui trouver un successeur. Autant puiser dans la génération 98, que le public français apprécie, que de trouver un illustre inconnu voire un étranger. Mouais. Trop facile. Après Deschamps, verra-t-on Marcel Desailly à la tête des Bleus? Et s'il échoue, on prendra Guivarc'h? Puis Petit? Pourtant, je parie que le rêve bleu-blanc-rouge est de voir Zidane en tant que sélectionneur. Il prend des cours pour passer son diplôme d'ailleurs. Mais s'il se plante comme ses potes de 98. Hé bien, il y a 23 joueurs dans une sélection, on a pas fini de tous les épuiser.

Allez, j'arrête là. On va quand même faire profiter à nos amis français et aux autres, le sacre de 1998 en vidéo: