La Juve retrouve le top 8 de "l'Europe qui compte", comme disent les Italiens, quitté en 2006 sur une élimination contre Arsenal (2-0,0-0). Puis le scandale du Calciopoli et une renaissance longue à se dessiner sont passés par là.

Pour éliminer un Celtic qui a atteint son rendement maximum avec les 8e de finale, la Vieille Dame n'a pas trop forcé son talent. Sous une pluie très écossaise, elle a vite balayé les miettes d'espoir qui restaient aux "Hoops" en marquant par Alessandro Matri (24).

Sur un contre, Fabio Quagliarella voyait sa frappe repoussée terminer dans les pieds de Matri. Lui qui n'avait encore jamais marqué en Ligue des champions aura réussi un but à l'aller comme au retour contre les Verts et Blancs.

 

Bon pour la confiance

Fabio Quagliarella a doublé la mise (65) sur un service en or d'Arturo Vidal, et les deux attaquants d'Antonio Conte ont marqué, bon pour la confiance d'un compartiment qui se cherche toujours un buteur pur. Le Français Nicolas Anelka, en délicatesse avec son dos, n'était pas de la partie.

Et comme Gianluigi Buffon a réussi un miracle sur la meilleure occasion écossaise, un tir dévié (28), la Juve a passé une soirée tranquille. "Gigi" en a profité pour étendre à 490 minutes son invincibilité en C1, où la Juve a signé une cinquième victoire de rang.

 

 Pogba encore très bon

Elle a fait admirer son joyau à polir Paul Pogba, qui a encore récupéré beaucoup de ballons et régulièrement attaqué bille en tête et balle au pied le premier rideau défensif du Celtic. Titulaire en l'absence de Claudio Marchisio, économisé car sous la menace d'une suspension, Pogba a encore été très bon, à neuf jours de ses 20 ans.

Côté Celtic, Georgios Samaras et Joe Ledley ont joué avec talent, mais il étaient trop seuls.

Largement en tête de la Serie A après son nul chez son dauphin, Naples (1-1), vendredi, la Juve retrouve de très grandes ambitions: la presse commence à parler de doublé championnat-Ligue des champions...