Accueil Actu

F1: Hamilton en "pole", Rosberg à côté, le scénario parfait à Abou Dhabi

C'est le "scénario parfait", selon le Team Principal de Mercedes, Toto Wolff: Lewis Hamilton et Nico Rosberg, en quête d'un titre mondial, partiront dimanche sur la première ligne du Grand Prix d'Abou Dhabi de Formule 1.

C'est la 61e pole position d'Hamilton, dont 12 cette saison (contre huit pour Rosberg). Il prendra le départ avec 12 points de retard sur l'Allemand au classement du Championnat du monde. Celui-ci devra absolument finir sur le podium si l'Anglais gagne.

"Le but est toujours le même, gagner cette course", a réagi Hamilton, neuf fois victorieux en 2016, comme Rosberg. A la fin de la séance de qualifications, les deux rivaux ont amélioré leur chrono de trois dixièmes de seconde, coup sur coup, dans leur dernier tour lancé. Mais l'écart entre eux est resté le même qu'après leur première tentative, au début de la dernière portion (Q3): trois dixièmes.

"Je ne pouvais pas aller plus vite aujourd'hui mais ça ne change rien à mon objectif de dimanche: gagner la course", a dit Rosberg, visiblement un peu déçu de sa performance sur ce circuit de Yas Marina où il visait une troisième pole position d'affilée, après celles de 2014 et 2015. L'an dernier, il a même gagné, mais ça ne comptait pas car Hamilton était déjà champion depuis le GP des USA à Austin.

"J'étais en contrôle total", a aussi dit Hamilton, seul pilote à être passé samedi sous la barre de la minute et 39 secondes au tour (1:38.755), à 202 km/h de moyenne. Grâce à une Mercedes "très bien réglée, le résultat du travail incroyable réalisé par mes ingénieurs et mes mécaniciens", a ajouté le triple champion du monde. Ce sera la 105e fois qu'il démarre sur la première ligne, en 188 GP de F1 depuis 2007.

"Nous restons fidèles à nos principes, à nos valeurs, car cela nous a été très utile depuis trois ans, a résumé Toto Wolff. Nos pilotes connaissent les règles de conduite, nous ne voulons pas intervenir. Ils seront libres de se bagarrer sur la piste, comme à chaque Grand Prix, même s'il y a un gros enjeu."

- Red Bull et Ferrari veulent gâcher la fête -

Sur la deuxième ligne de la grille de départ, l'Australien Daniel Ricciardo (Red Bull) tentera de jouer les trouble-fêtes en profitant d'une stratégie différente: il prendra le départ en pneus super-tendres alors que les deux Flèches d'Argent, devant lui, seront équipées d'un train de pneus ultra-tendres et devront donc les changer plus tôt.

"J'ai deux sujets de migraine, a aussi plaisanté Toto Wolff samedi soir, histoire d'évoquer ses rivaux. Ferrari, car ils ont montré qu'ils étaient rapides en conditions de course, et Red Bull, parce qu'ils ont choisi une stratégie alternative au niveau des pneus. Ce n'est pas la plus efficace, sur le papier, mais elle devrait mettre un peu de piment. Leur but est de nous mettre sous pression. On va bien voir comment ça se passe."

Les deux pilotes Ferrari, Kimi Räikkönen (4e) et Sebastian Vettel (5e), auront une carte à jouer, pour tenter de sauver cette saison sans victoire de la Scuderia. Ils seront mieux placés au départ que le prodige néerlandais Max Verstappen (Red Bull), 19 ans, capable lui aussi de mettre un gros grain de sable dans la mécanique Mercedes. Une seule chose est sûre, il ne pleuvra pas dans le désert donc seul un incident de course, toujours possible, pourra perturber la course en tête.

Le départ sera déterminant, encore plus pour Rosberg que pour Hamilton, idéalement placé pour s'échapper en tête, car il doit éviter à tout prix de se retrouver dans un peloton de chasse, au milieu des Red Bull et des Ferrari, avec des risques d'accrochage. Sur ce circuit de Yas Marina, l'Allemand va devoir être aussi prudent que son père Keke: le Finlandais moustachu n'a gagné qu'un seul GP en 1982 quand il a été sacré champion du monde dans une Williams... aux couleurs de l'Arabie Saoudite.

"Nico se prépare en famille, Lewis avec ses amis. Ce sont de grands sportifs et ce sera un final palpitant pour une saison fantastique", espère Toto Wolff.

On saura dimanche, au coucher du soleil, dans le désert entre Dubaï et Abou Dhabi, si Toto le grand communicant avait raison de se montrer optimiste.

À la une

Sélectionné pour vous