La natation française a vécu une journée en or samedi à l\'Open de Paris avec un nouvelle victoire de son égérie Laure Manaudou sur 50 m dos, vingt-quatre heures après son succès sur 100 m dos, mais aussi la première place du relais féminin 4x100 m nage libre (NL).

Alors qu\'elle n\'a de cesse de se déclarer hors de forme et en manque de vacances, Laure Manaudou enchaîne les récompenses sur une discipline, le dos, qui n\'est même pas sa spécialité. La reine du 400 et 800 m nage libre s\'est même offert le luxe de battre deux fois dans la même journée son propre record de France.

\"Dès qu\'on rentre dans l\'enceinte du bassin, il y a beaucoup de monde, c\'est quand même assez important, ça soutient beaucoup. Sur 50 m il n\'y a pas de gestion de temps. Je suis heureuse de voir qu\'apparemment je n\'ai pas perdu mes qualités de sprinteuse\", a-t-elle déclaré.

Après avoir survolé le 50 et le 100 m dos, une rude tâche attend dimanche la vedette française sur 200 dos, une course sur laquelle elle ne s\'est pas essayée depuis deux ans et où l\'attend notamment une redoutable adversaire: la championne d\'Europe du 400 m 4 nages, l\'Italienne Alessia Filippi.

\"Ca risque d\'être compliqué parce que c\'est une course que je ne sais pas gérer. Je vais nager dans la première série, donc je ne saurai pas combien il faut faire pour entrer en finale. Je vais partir un peu à l\'aveugle\", se méfie la championne olympique du 400 NL.

\"Je ne pense pas partir trop vite parce que je sais qu\'après ça va être difficile de tenir. Mais je n\'ai pas peur parce que je n\'ai rien à perdre. C\'est plus un test pour moi\", a-t-elle affirmé.

Peut-être inspirées par la réussite de leur porte-drapeau, les relayeuses du 4x100 m nage libre se sont offert en finale la tête de l\'Allemagne, détentrice du record du monde.

Grâce à un finish ultra-rapide de la dernière relayeuse Alena Popchanka, les Bleues ont damé le pion à celles qui restent la référence européenne du relais féminin.

\"Je suis vraiment très heureuse. Ce n\'était pas facile pour moi de partir la première, je n\'avais pas à côté de moi la plus +légère+ des nageuses allemandes (Britta Steffen quadruple championne d\'Europe et détentrice du record du monde du 100 m NL individuel). J\'ai tout fait pour ne pas arriver trop tard derrière elle et bien toucher\", a raconté Melia Metella.

\"C\'est beau de voir un relais français gagner sur le premier Open à Paris, a poursuivi la Guyanaise. Maintenant il faut voir ce que ça donnerait face aux Australiennes et aux Américaines qui sont intouchables, mais battre l\'Allemagne c\'est déjà un exploit\".

Tandis que les filles brillaient, les messieurs se sont montrés plus discrets. Le sprinteur Alain Bernard s\'est remis de son échec en demi-finale du 50 m NL en se qualifiant pour la finale du 100m NL dimanche.

Avec un chrono de 49.05, le deuxième nageur de l\'histoire sur 100m NL a réalisé le troisième temps des demi-finales, derrière deux poids lourds: le Suédois Stefan Nystrand (48.81), vice-champion d\'Europe du 100m NL et le Canadien Brent Hayden, co-champion du monde du 100m NL (48.95).