Le congrès de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a bouclé au pas de course son programme jeudi à Osaka avec une demi-journée d'avance, après une charge en faveur du renforcement des sanctions contre les tricheurs.
Le 46e congrès a avalisé les objectifs prioritaires que sont la lutte contre le dopage et l'obligation pour l'athlétisme de "redevenir le premier sport à l'école", selon le slogan du président Lamine Diack.
Le Sénégalais, qui avait sollicité mercredi un troisième et dernier mandat pour justement mener à son terme le Plan mondial de l'athlétisme présenté en 2003 à Paris, a été suivi.
Sur le dossier du dopage, le congrès a ainsi adressé un message fort à l'Agence mondiale antidopage (AMA) en adoptant, jeudi matin à l'unanimité, une résolution exigeant une sanction de quatre ans pour un première infraction grave.
Pour réaffirmer cette volonté, l'assemblée a donné mandat au conseil de l'IAAF de tenir cette ligne de fermeté, rappelant qu'une résolution identique avait déjà été votée à l'unanimité en 2005 à Helsinki.
Garante du premier sport olympique unifiant 213 fédérations nationales, "la grande famille" de l'athlétisme entend forcer la main à l'AMA qui organise une conférence mondiale en novembre à Madrid pour réviser son code.
En 1991, lors du congrès de Tokyo, l'IAAF avait pris l'initiative de porter de deux à quatre ans les sanctions, "tarif" qu'elle avait notamment appliqué en novembre 1993 au Kényan John Ngugi, quintuple champion du monde de cross-country et médaillé d'or aux JO de Séoul, coupable d'avoir refusé un contrôle hors compétition.
"C'est le mouvement olympique qui nous avait demandé de réduire nos suspensions à deux ans dans un souci d'harmonisation. Nous avons dit +Ok+. Mais nous sommes le seul sport qui dit que +deux ans, c'est le minimum+", a rappelé M. Diack, 74 ans.
"Tout le monde dit, Jacques Rogge (président du Comité international olympique), Dick Pound (président de l'AMA) disent qu'il faut renforcer les sanctions. Pour le moment, nous sommes peut-être un peu isolés. Si nous n'y arrivons pas (à convaincre l'AMA), nous prendrons nos mesures", a expliqué le dirigeant.
Pour sa dernière ligne droite, qui doit le mener jusqu'au congrès 2011 à Daegu (Corée du Sud), ville organisatrice des 13e Mondiaux d'athlétisme, Lamine Diack devra certes composer avec un quatuor de vice-présidents complètement renouvelé, au sein duquel jaillissent les personnalités des anciens champions Sergey Bubka et Sebastian Coe.
"Mais cela ne devrait pas changer la stratégie", a souligné le président, qui peut dormir tranquille. Son successeur probable, le tsar de la perche, continuera à faire le dos rond pendant quatre ans.
"Nous devons renforcer notre sport en allant à la base, le faire redevenir le 1er sport à l'école. Les jeunes doivent commencer par l'athlétisme, même s'ils finissent avec le football et le basket-ball", a-t-il ajouté.
Et il s'est félicité que les organisateurs qui ont, apparemment, quelques difficultés à vendre les Mondiaux d'Osaka, ouvrent gratuitement dès samedi l'accès du stade Nagai à des milliers de jeunes.












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