Bradley Wiggins, le leader Sky et porteur du maillot jaune, lâché par Nibali dans le col de la Toussuire a pu compter sur son équipier, Christopher Froome, la révélation de ce Tour 2012. Ce dernier a tout fait ce jeudi dans cette 11e étape: il a ramené son leader à hauteur de Nibali, un danger au classement général, il a largué et fait explosé Frank Schleck et Cadel Evans, également bien classé. Ensuite...


Oreillette or not oreillette?

Mais à 5 km de l'arrivée, le "Kenyan blanc" comme on le surnomme, a tenté un coup dont son directeur sportif, Scott Sunderland, se serait bien passé. Le coureur britannique de 27 ans a accéléré et complètement lâché son leader, Wiggins! Enorme boulette de sa part puisque dès les premiers mètres de son attaque, il a reçu des consignes via son oreillette d'arrêter son effort et de continuer à emmener Wiggins au sommet de la Toussuire. S'il n'avait pas eu pareil outil afin de communiquer avec son directeur sportif, Froome aurait été chercher la victoire dans cette 11e étape. Le débat de l'oreillette est relancé! Fallait-il interdire Froome de larguer son leader? Ou fallait-il le laisser aller? Dès lors, la victoire serait revenue au plus fort, logique. Et quid de la hiérarchie? Le leader doit remporter le Tour ou le meilleur coureur?

Dans le cyclisme, avec son système d'équipe et de hiérarchie, cela ne fonctionne pas comme ça: on se donne à 100% pour l'équipe et pour son leader. Christopher Froome l'aura appris à ses dépens...

 

Wiggins: "Un problème radio"

Bradley Wiggins a expliqué par "un problème de radio" la communication défaillante avec son compatriote Chris Froome, quand son lieutenant de l'équipe Sky a attaqué à 4 kilomètres de l'arrivée de la 11e étape à La Toussuire.
 
"J'étais concentré sur mon effort, je voulais rester sur un rythme constant et je ne voulais pas faire d'accélérations", a déclaré le porteur du maillot jaune. "Il y a eu de la confusion, on ne s'est pas entendu à cause du bruit dans la radio". Froome s'est porté à l'avant, suivi par l'Italien Vincenzo Nibali, avant de couper son effort très vite pour attendre son chef de file, légèrement décroché sur cette accélération.
 
Wiggins a ajouté que l'attaque de Froome était planifiée: "On avait prévu le matin que, si on était tous les deux devant, il attaque dans le final pour prendre la deuxième place à Cadel (Evans). Cela pouvait se faire bien sûr aussi longtemps que je restais au contact de Cadel et de Vincenzo".