Le mot du président

2010-chercheurs-burnyLa lutte contre les cancers est intense et de plus en plus basée sur la connaissance : l'identification de molécules postées en vigiles à la surface des cellules tumorales, la découverte des chemins par lesquels voyagent les signaux de cancérisation, la découverte de cellules et de molécules qui empêchent le système immunitaire de détruire les tumeurs même les plus jeunes, l'identification de molécules qui apparaissent dans la cellule cancéreuse primaire et qui veulent dire "métastase" ... Tout cela sont des acquis récents qui offrent des cibles pour de nouveaux traitements. Et la moisson ne fait que commencer, car elle s'appuie sur des techniques devenues très puissantes.

Il faut des cerveaux, des bras et de l'argent! Pour que cette moisson soit ce que l'on attend d'elle, il importe:

  • de poursuivre intensément la lutte mondiale contre les leucémies. L'idéal à atteindre, et il est raisonnable, est la guérison de toutes les leucémies d'enfant. Atteindre ce succès total est le but de toutes les équipes du monde, y compris les nôtres.
  • de transférer au mieux les connaissances acquises vers les leucémies d'adultes et les autres cancers.
  • d'identifier les chemins de traverse qu'empruntent les signaux de cancérisation lorsqu'ils sont bloqués dans leur itinéraire par un médicament. Ceci veut dire qu'il faut s'attendre à devoir bloquer plusieurs voies et à devoir toujours traiter les tumeurs par plusieurs médicaments, chacun étant capable de bloquer une voie.
  • de cibler les médicaments autant que possible vers les cellules cancéreuses. Ces approches font l'objet de beaux progrès récents tant en recherche fondamentale que préclinique. Amener ces acquis jusqu'à l'homme signifierait "réduction des doses avec efficacité accrue et forte réduction des effets secondaires".
  • l'annonce d'un accroissement important possible des cancers de la plèvre et du poumon impose une prévention rigoureuse et une connaissance fondamentale approfondie.

Le Télévie n'oublie pas les souffrances psychologiques des malades et de leur entourage ainsi que celles des personnes qui soignent, et les soutient tous par une aide à la formation et au respect humain le plus grand possible.

Arsène Burny
Président de la commission
Télévie du FNRS.

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