L'historique

Bichon 

ph_bichon"Bichon a toujours essayé de vivre comme les autres petits garçons", nous dit sa maman Chantal, "il était très courageux, mais savait vers quoi il allait, il voulait se battre et surtout il voulait gagner. C'était peut-être sa façon d'appréhender les choses, de ne pas avoir peur". Pendant les périodes d'accalmie, c'est un petit garçon comme les autres. Il joue avec ses copains et il a les mêmes activités que les petits garçons de son âge. Une image positive.

C'est à deux ans et demi, que Bichon participe pour la première fois au Télévie. Si au départ il ne comprend pas bien ce que cela représente, les années suivantes, il attend ces moments avec impatience. C'est l'émission qui le porte d'année en année, il retrouve les personnes qu'il aime et cela compte beaucoup pour lui. Il s'entend bien avec tout le monde et propage la bonne humeur. Le rapport qu'il a avec les gens est toujours très direct et il ne se prend jamais au sérieux; pour lui, pas question d'être une star. La maman de Bichon ajoute: "Si cela avait été le cas, nous ne l'aurions pas laissé continuer et il le savait, nous ne voulions pas qu'il ait la grosse tête, comme on dit. Il aimait ces moments, et les personnes qu'il rencontrait. Il est toujours resté spontané, c'était sa force. Jamais, sinon peut-être par Gilbert Montagné, il n'a été impressionné par un artiste. Les personnes qui ont vu le Télévie se sont très vite attachées à lui. Les années suivantes les gens téléphonaient pour avoir de ses nouvelles, s'inquiétaient de sa santé, ils avaient envie de faire des choses pour lui. C'est peut-être normal, un enfant attire automatiquement la sympathie". Bichon voulait donner une image de lui-même. Il a toujours dit qu'il se battrait jusqu'au bout. "Je l'ai rarement vu pleurer, au contraire", précise Philippe, son papa, "il essayait toujours de nous protéger d'abord, de minimiser les choses, même graves, qui pouvaient lui arriver. S'il ne se sentait pas bien, il pensait à l'un des nombreux projets qu'il avait. Si un de ses amis arrivait à la maison, au moment où il ne se sentait pas bien, il faisait semblant de rien, il ne voulait pas montrer qu'il souffrait, il ne voulait ennuyer personne avec sa maladie".

Le soutien, avant tout Si Bichon était si fort et optimiste, c'est certainement parce que ses parents ont toujours été à ses côtés. Ils se sont constamment battus, pour que Bichon puisse bénéficier de tout le confort dont il avait besoin. A l'hôpital, ils se sont donnés pour mission de recréer son environnement habituel, de rester près de lui un maximun de temps. Le papa de Bichon ajoute avec coeur: "Si on ne se bat pas à côté de son enfant, avec lui, il aura trop vite l'impression d'être abandonné et cessera de lutter contre la maladie. En 1988, quand Bichon est tombé malade, rien n'était encore prévu pour les enfants. Dans les hôpitaux, on les soignait comme des adultes miniatures, pas comme des enfants. Nous avons dû nous battre quotidiennement, pour qu'il bénéficie du bien-être que nous voulions pour lui. Aujourd'hui, c'est ce que nous voulons dire aux parents d'enfants malades, restez toujours auprès d'eux, parce qu'ils ont besoin de vous".
Le sourire de ce petit garçon, heureux malgré la maladie, restera comme une leçon de courage, au sein du Télévie, toujours porteuse du plus beau des messages:

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