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Au procès du journaliste Stanis Bujakera, la défense obtient une contre-expertise

La défense du journaliste congolais Stanis Bujakera, accusé d'avoir fabriqué et diffusé un faux document attribué aux services de renseignement, a obtenu vendredi du tribunal de Kinshasa la contre-expertise qu'elle réclamait et qui, selon elle, démontrera son innocence.

À l'audience du 3 novembre, la défense avait formulé cette demande, ainsi qu'une nouvelle demande de libération provisoire du correspondant de Jeune Afrique, détenu depuis le 8 septembre.

La demande de libération, sur laquelle le tribunal devait se prononcer dans les 48 heures, a été rejetée.

Mais le tribunal "a décidé de faire droit" à la demande de contre-expertise, a annoncé son président vendredi à la reprise du procès, lors d'une brève audience publique tenue comme d'habitude dans l'enceinte de la prison où est détenu Stanis Bujakera.

"Un expert a été désigné", a-t-il ajouté, la défense saluant aussitôt "le souci du tribunal de la manifestation de la vérité".

La prochaine audience est fixée au 1er décembre.

Stanis Bujakera est poursuivi pour un article publié fin août par Jeune Afrique, non signé du journaliste, basé sur un document présenté comme une note des services de renseignements civils mettant en cause les renseignements militaires dans l'assassinat mi-juillet de l'opposant politique Chérubin Okende.

Selon les autorités, cette note était un faux, que le ministère public accuse le journaliste d'avoir fabriqué avant de le partager, selon l'expertise contestée par sa défense.

Quatre mois après, les circonstances de la mort de Chérubin Okende restent mystérieuses.

Le 8 novembre, sa famille a annoncé avoir saisi la justice belge, en dénonçant l'inertie et le "silence total" de la justice congolaise sur cette affaire. Elle vise notamment le chef des renseignements militaires congolais qui, selon un avocat bruxellois, a la nationalité belge.

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