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La défense de Sabina Van Vlaenderen pointe de nombreuses circonstances atténuantes

Me Arnaud de Beauffort a affirmé jeudi, devant la cour d'assises de Bruxelles, qu'il était "difficile d'avoir plus de circonstances atténuantes" que sa cliente, Sabina Van Vlaenderen. Cette dernière a été reconnue coupable de non-assistance à personne en danger lors du meurtre de Badr Bouissi survenu le 18 juin à proximité de la gare de Bruxelles-Nord.

"C'est très particulier de plaider aux assises pour une peine qui devrait relever du correctionnel", a d'abord précisé l'avocat. "La question, c'est : comment peut-on, avec une condamnation, produire du progrès ? Comment peut-on aider ma cliente à travailler sur elle et à changer ?"

Et l'homme de loi de lister les circonstances atténuantes qui, selon lui, doivent bénéficier à Sabina Van Vlaenderen. "Il y a son attitude collaborative pendant l'enquête, ses regrets sincères, son parcours de vie difficile et notamment son enfance (la quarantenaire, née en Pologne, est passée des foyers pour enfants à une famille d'accueil abusive, NDLR)". Me de Beauffort a aussi souligné le casier judiciaire vierge de sa cliente, "presque une attestation de moralité dans le milieu où elle vit".

"Dans ce cas, il est inconcevable de dépasser six mois d'emprisonnement", a assuré le pénaliste.

"Si on n'octroie pas un sursis dans ce cas-ci, je ne vois pas dans quel cas on pourrait lui accorder", a enfin ajouté l'avocat "Faites lui bénéficier de la fonction de réinsertion de la peine, aidez-la à remettre le pied à l'étrier en prononçant ce sursis."

La plaidoirie de Me de Beauffort a marqué la fin des débats sur la peine, le collège (composé des trois magistrats de la cour et des 12 jurés) s'est retiré pour délibérer.

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