Accueil Actu Belgique Politique

Georges-Louis Bouchez pas réticent à une réforme de l'Etat

Le MR n'est pas contre des discussions sur la réforme de l'Etat, "mais pas pour organiser la fin de la Belgique", a fait savoir son président, Georges-Louis Bouchez, mercredi lors d'un débat avec le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), dans l'émission Terzake de la VRT.

"Je ne m'assoirai pas à la table en disant qu'il n'y a pas d'ouverture pour nous", a déclaré M. Bouchez. "Nous voulons un Etat plus efficace. Si cela doit se faire par une réforme qui le rend plus léger et plus efficace, très bien. Mais pas une qui en finit avec la Belgique".

La régionalisation de la police et de la Justice est ainsi "une ligne rouge" pour M. Bouchez, qui a également plaidé pour un retour au niveau fédéral de la promotion de la santé.

Le président du MR a souligné l'importance de l'autonomisation financière des régions. Ainsi, selon lui, rien n'incite le sud du pays à mener une politique de mise à l'emploi forte tant que les allocations de chômage sont payées au niveau fédéral. "Je ne comprends pas le président de la N-VA. Il veut parler au PS, mais le PS ne veut pas rendre de comptes", a-t-il commenté à ce propos.

M. Jambon a, quant à lui, insisté sur la régionalisation de la Défense, la police, l'énergie, l'intégralité des soins de santé, la police, la Justice... "Nous n'entrerons pas dans un gouvernement si nous ne pouvons pas prendre le virage confédéral", a-t-il notamment déclaré.

Si la N-VA est, comme le MR, acquise à un gouvernement de centre-droit, cela doit s'accompagner d'un transfert fondamental de compétences vers les entités fédérées, a argué le ministre-président flamand.

"Dès qu'il y aura un gouvernement de centre-droit qui mettra en œuvre des réformes, plus personne ne voudra de la réforme de l'Etat", a conclu M. Bouchez.

À lire aussi

Sélectionné pour vous