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L'Absym demande une modification de la revue de médication sous sa forme actuelle

L'association belge des syndicats médicaux (Absym) plaide vendredi pour une modification de la revue de médication, cette évaluation de la médication d'un patient menée par des professionnels de santé pour optimiser l'utilisation des médicaments. Selon l'Absym, si la procédure peut contribuer à améliorer la prise en charge médicamenteuse, elle doit "être revue et corrigée".

Depuis le 1er avril, les personnes prenant cinq médicaments ou plus peuvent solliciter leur pharmacien pour les aider à optimiser leur utilisation et éviter toute combinaison nocive. Le pharmacien partage ses propositions d'interventions avec le médecin traitant et assure le suivi de leur mise en œuvre.

"L'organisation d'un traitement complexe chez un patient qui souffre de plusieurs problèmes intriqués nécessite la maîtrise de l'approche clinique, technique, diagnostique et thérapeutique intégrant les dimensions physiques, mentales et sociales de la santé du patient. Cette organisation résulte d'un processus long, complexe au cours duquel interviennent non seulement les médecins généralistes mais aussi les médecins spécialistes", fait valoir l'association dans un communiqué.

Elle craint que la relation de confiance entre le patient et le médecin soit mise à mal si, au terme d'un entretien entre le pharmacien et le médecin, ce dernier n'est pas d'accord avec les modifications proposées par le pharmacien, et que le pharmacien communique néanmoins les conclusions de sa revue de médication au patient.

L'Absym pointe aussi qu'en présence de dommages résultant de la modification d'un traitement proposé par le pharmacien, c'est le médecin qui en endossera l'entière responsabilité.

"Si la revue de médication doit être maintenue, elle doit être revue et corrigée en faisant en sorte que le patient ne soit pas au courant des propositions du pharmacien avant qu'elles ne soient avalisées par le médecin, et que la responsabilité des modifications du traitement soit impérativement endossée collégialement par le pharmacien et le médecin", demande l'association.

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