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Coronavirus: échos d'une France confinée, 43e jour

La vie chacun chez soi: de la chambre d'Hubert dans un Ehpad près de Lyon aux routes de Loire-Atlantique, échos d'une France sous cloche mardi, au 43e jour du confinement.

. Un violon tombé du ciel

Hubert, 92 ans, vit dans un Ehpad à Francheville près de Lyon, confiné seul dans sa chambre et séparé de son épouse, qui réside dans le même établissement mais dans un service dédié aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Pour tuer le temps, ce nonagénaire quasi aveugle, privé de lecture ou de télévision, joue ordinairement du violon, tous les jours. Mais il a cassé son instrument peu de temps avant le début du confinement, sans doute en s'asseyant dessus par mégarde, raconte sa fille Anne.

"On a eu le temps de porter son violon chez un luthier mais pas de le récupérer." Pour redonner à son père le plaisir de la musique, elle a passé une annonce sur une page Facebook d'entraide ouverte sur la commune de Francheville en ces temps d'épidémie.

Et là, miracle: relayée près de 10.000 fois, sa demande a conduit un Lyonnais à lui faire don d'un violon. "J'ai eu des propositions de prêt, de location, mais lui a voulu le donner gratuitement", apprécie la fille d'Hubert, qui a tenu tout de même à le remercier en lui offrant de la confiture (maison) et une plante verte de son mari fleuriste.

Son père a bien distingué une différence de sonorité entre les deux instruments mais cela ne l'a pas dissuadé de manier à nouveau l'archet. Au contraire: "il n'attendait que ça."

. 224 km/h

Pendant le confinement, certains automobilistes ont le pied lourd sur l'accélérateur. "Notre véhicule banalisé avec radar embarqué (ETM) a pris 24 clichés samedi" avec pour l'un d'eux une vitesse de "224 km/h au lieu de 90 km", a indiqué lundi la direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique.

La police a pris également "8 clichés dimanche sur l'ensemble de l'agglomération nantaise, soit 32 excès de vitesse" enregistrés sur tout le weekend.

. Des idées pour l'après

Les villes de Reims et Dunkerque invitent leurs habitants à donner leurs idées pour "l'après" confinement et les nouvelles règles pour se déplacer, se divertir, relancer l'économie ou maintenir le lien social dans leurs communes.

L'initiative "vise à recueillir vos idées, vos projets, les soumettre au vote, puis à les mettre en œuvre", assure Arnaud Robinet, maire LR de Reims, sur le site de la mairie.

Sur le littoral, les Dunkerquois ont jusqu'au 3 mai pour "partager leurs idées afin d’inventer des solutions pour vivre ensemble après le 11 mai", par courrier ou sur internet. Les élus de l’agglomération se concerteront ensuite "pour définir ensemble les nouvelles règles de vie collective, communiquées à la population le 6 ou le 7 mai."

burs-al/alv/epe/fmp

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