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"J'ai attrapé un virus, et ça ne s'appelle pas le corona": Alison et d'autres bénévoles préparent des repas et les livrent aux personnes précarisées

Sébastien Ulens, bénévole chez #PourEux Bruxelles, prépare des repas chauds dans sa cuisine à destination de personnes précarisées. "Je me suis dit, j'adore cuisiner, donc au lieu de passer tout mon temps sur Tik Tok, Instagram et ces trucs-là, je vais servir la cause et faire quelque chose que j'aime: cuisiner pour des gens qui en ont besoin". Il choisit les menus, au gré de son humeur et des ingrédients dont il dispose. "J'essaye de faire un repas plus ou moins complet, donc un repas et un dessert, une boisson. Vers 14h, je commence à cuisiner, à raison de deux fois par semaine, quelque chose comme ça".

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Planification et mesures de sécurité

L'initiative est chapeautée par Veronica, qui se charge de planifier les préparations sur les réseaux sociaux et de veiller à ce que toutes les mesures de sécurité soient respectées. "On a toute une charte qu'ils doivent absolument respecter, et on est très scrupuleux là-dessus. On a aussi la chance d'avoir d'autres citoyens solidaires qui nous fabriquent par exemple des visières en plastique, que nous pouvons donner à nos livreurs, pour qu'ils soient protégés au maximum lorsqu'ils donnent les repas aux plus démunis qui eux, ne portent pas de masques ou de gants", explique Veronica Dominguez, responsable de #PourEux Bruxelles.

"Moi, c'est le rayon de soleil dans ma journée, eux, ça leur fait plaisir"

Une fois le repas prêt, les autres acteurs de ce mouvement citoyen prennent le relais. Alison se charge de le repas aux bénéficiaires à vélos. Ce sont des personnes isolées, des réfugiés, des demandeurs d’asile, ou encore personnes sans domicile fixe. "Moi, c'est le rayon de soleil dans ma journée, eux, ça leur fait plaisir. Ils me donnent un retour sur le plat de la veille, et ça, c'est super chouette. Ils donnent leur note, c'est assez drôle. Puis je repars chez moi, et ça m'a pris une heure de ma journée. Je n'arrive pas à ne pas revenir. J'ai attrapé un virus, et ça ne s'appelle pas le corona", confie Alison Inglisa, Bénévole chez #PourEux Bruxelles.

Les bénéficiaires des repas ont droit en prime à des attentions particulières. La preuve que le confinement n'a pas eu raison de la chaleur humaine.

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