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Le trafic routier fait exploser le taux de dioxyde d'azote dans les écoles de Bruxelles

Il y a trop d'azote dans les écoles à Bruxelles. C'est le constat de Bruxelles Environnement qui a mené une enquête pendant un an dans la capitale belge. Résultat: les taux d'azote sont trop élevés dans toutes les écoles testées, allant parfois jusqu'à quatre fois le seuil recommandé dans certaines classes.

67/67 écoles. C'est le résultat de l'étude menée par Bruxelles Environnement, qui a évalué d'octobre 2020 à novembre 2021 le taux d'azote dans des établissements scolaires de la capitale. Pendant cette année, des capteurs ont donc mesuré les taux de dioxyde d’azote - polluant principalement émis par le trafic routier - dans près de 134 sites (dont 67 écoles) et le résultat est sans appel: les zones les plus fréquentées par les automobilistes sont les plus polluées. En conclusion de cette analyse, Bruxelles Environnement préconise l'interdiction de circuler en voiture autour des écoles.

Devant cette école bruxelloise, les parents d'élèves réagissent de manière unanime. "La pollution est partout donc si on pouvait faire attention à tous les niveaux, ça serait magnifique", espère cette mère de famille. "Parfois il y a des voitures qui s’arrêtent devant l'établissement, il y a de la fumée qui sort… Il faut vraiment revoir ça et diminuer la pollution", constate ce papa. "C’est une chose à laquelle nous devrions tous faire attention et donner de l’importance", affirme cet autre parent. 

Ici, le taux de dioxyde d’azote mesuré est deux fois supérieur à la norme. Badr Eddin Ouartan, le directeur de l’école, commente. "Tous les jours, il y a des camions qui font un va et vient avec des matériaux pour la construction d’une annexe à notre établissement scolaire. Lors de l’analyse des résultats, nous savions que ces résultats allaient être faussés parce qu’il y a une circulation plus intense que d’habitude."

Les enfants sensibles au polluant

Le dioxyde d'azote a des effets néfastes sur la santé: vomissements, sinusites, irritation des poumons... Et chez les enfants, les conséquences peuvent être encore plus grave. "Les enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air", indique Pierre dornier, président de l’asbl Les chercheurs d’air. "Leur corps est en développement, il absorbe les polluants et risque de développer chez eux des maladies chroniques comme l’asthme par exemple."

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